Le site du e-consultant - Théorie et pratique de la survie en entreprise

 


jeudi 10 juillet 2008

Comment arrêter les conneries d'un salarié ?

Une question de Celine :

bonjours je tien un 8à8 est j'ai un boucher qui me fait que des connerie chaque semain qui me serre mal les client et meme le maire c'est pointer pour me dire qu'il y avait des client que se plaignier. donc que puis je faire donner moi de reponse svp j'en peut plus

La réponse du e-consultant :

Celine, volontairement, je n'ai pas corrigé tes fautes d'orthographe, mes lecteurs m'en excuseront. Ce blog ayant aussi dans certains de ces aspects les plus putrides, une vocation pédagogique.

Ceci dit, ta question, est très pertinente : comment forcer un boucher ou n'importe quel salarié qui bâcle son travail à arrêter la déconnade et se refoutre au turbin illico ?

Comment lui faire piger, que non, on ne balance pas un steak à la figure d'un client, même si celui-ci à une tronche de rat ? Comment lui dire que la remballe avec des produits pourravés depuis plus de 3 mois, c'est pas vraiment crédible et ça met en péril le commerce tout entier ? Comment lui expliquer que plotter le cul d'une mère de fille, certes bombasse comme pas deux, ce n'est pas dans les pratiques du magasin ? Comment lui faire entraver qu'un roti de 800 g ne doit pas peser 370 g, si le client paie pour 800 ? Et surtout comment faire pour qu'il comprenne, que non, on aiguise pas ses couteaux avec un regard sadique quand on regarde un môme ?

Ca c'est pour les problèmes spécifiques à la boucherie, mais ce type de comportement de sabotage qui te fout en l'air un bizness est présent partout, dans toutes les strates de la société et tous les types d'entreprises. C'est une vraie chienlit.

Heureusement, il existe une méthode toute simple pour éradiquer le bazar et mater le récalcitrant. En médecine, on appelle ça traiter le mal par le mal.

Pour faire simple, ton boucher à la con, tu lui prends la teub et tu lui enfournes profond dans sa machine à saucisse qui turbine à plein régime. Je te garantis que ça va lui faire passer sérieux l'envie de déconner.

Je vous laisse extrapoler pour la méthode avec les instruments du bord, pour les autres cas similaires, chez vous, dans votre entreprise.

lundi 23 juin 2008

Quelques infos ?

Une question de Stéphanie :

Bonjour E consultant ,

en quelques mots je me présente :

diplômée de Sup de Co Montpellier, je suis depuis septembre sur Londres ou j'ai décidé de partir sans filet, charmée par le chant des sirènes du grand large ... " l'International" . J'ai débuté par un stage de quelques mois dans une entreprise Française puis j'ai enchaîne avec une expérience dans la vente ( oui oui la vente ), afin de m'aguerrir dans la langue de Shakespeare.

Voila après un cursus en alternance ou durant 4 ans j'étais chef produit junior dans les cosmétiques et quelques mois passés de l'autre coté de la Manche, bénéfique pour mon anglais mais stérile professionnellement , je souhaite vivement m'orienter vers le planning stratégique.

Après ces quelques paragraphes, tu peux te dire.mais qu'est ce qu'elle me veut cette " dinde". Je ne suis ni son père , ni conseiller APEC, et c'est encore moins la semaine de la solidarité.

A vrai dire je comptais sur tes lumières pour peut être m’aider a faire les bons choix sur ma carrière professionnelle, peut être aurais-tu quelques pistes a me donner.

Voila a 27 ans, d’après toi quels sont les meilleurs chemins pour accéder à ces postes. Je redoute que tu me répondes « écoute mon petit, je n’en sais foutre rien » mais sait on jamais.

Je sais que Londres est une des places fortes pour ce genre d’emploi mais je t’avoue que je manque un peu de repère….si par hasard tu avais quelques infos a me délivrer

Je sais très bien que tu n’est pas le Saint Bernard du Web et j’espère que tu ne vas pas m’inviter a mettre en place une opération punitive au camping (cf les malheurs de Julie )

Stéphanie

La réponse du e-consultant :

Ecoute mon petit, j'en sais foutre rien. C'est vrai que j'suis pas un Saint Bernard du Web, et je suis pas ton père, ni ton conseiller APEC et tout ça comme tu dis.. mais justement c'est pour cela que moi seul peut t'aider vraiment à faire le ménage dans ton bazar mental qui va te servir pour driver ta carrière sur le long terme.

Et je vais le faire avec d'autant plus de plaisir que tu es une petite dinde qui débute dans le bizness du bural et qui a l'air d'avoir rien pigé à que dalle. Et là, je vais pouvoir t'en foutre plein la vue et après tu me conseilleras à tous tes potes et potesses et je pourrais leur facturer mes conseils de coaching professionnel sur Wengo ou autre.

Bref, je vais te recadrer la tronche sérieux sur tes priorités (et non ça finira pas en chef de Guerre comme pour l'autre.. parce que je te sens pas du tout là dedans, ma cocotte)

1. Londres n'est pas la ville rêvée pour faire du planning stratégique

La vraie Capitale du Planning stratégique maintenant c'est Abidjan. Ouaip. T'as qu'à téma le nombre et la qualité des scams qu'ils balancent les mecs de Cote d'Ivoire, et tu verras que c'est là maintenant que tu peux vraiment apprendre quelque chose dans le domaine de la créativité. Y a pas à dire, ils sont au top question insight consommateur.

Les Britishes, ils branlent plus rien depuis des lustres, ils font que se cogner la nouille contre leur bière en se gargarisant des prix qu'ils viennent de chopper au festival international des pubards qui s'emmerdent.

Donc si tu veux t'éloigner un peu du climat pourri et des grands nigauds au balai dans le fion.. tu sais où te barrer. Ca pour le coup, c'est vraiment "L'international" avec un grand L.

2. Ceci dit, c'est quand même pas le pire

Tu pourrais être en France par exemple.

3. Maintenant, comment faire du planning à Londres ?

Bon, comme je pense que t'es pas mûre pour Abidjan (quel dommage), on va rester à se cailler les miches à London.

Donc trouve-toi une agence qui te botte et débarque. Oublie de suite, le planning chez le client. Les clibards, ne pigent rien à la com' par définition. Sinon pourquoi ils feraient appel à des agences c'te blague ? Pour dépenser l'énorme paquet de tunes qu'ils ont dans la ligne budgétaire chaque mois ? Naaan, ça serait trop gros.

Bref, tu prends ton annuaire, tu visites les sites interoueb de boites, et tu définis celle qui te fait le plus kiffer. Et là, tu te pointes direk dans la boutique.

Pourquoi t'envoies pas de CV ou tu réponds pas à des annonces ? Mais parce que t'aurais jamais de job comak ma cocotte. Les Anglishes sont des gens pragmatiques : ils vont passer une annonce quand ils auront besoin de quelqu'un et on n'a jamais besoin d'un planner stratégique (puisque c'est un parasite professionnel qui passe son temps à reformuler des trucs simples dans une version inbitable).

Et si tu envoies un CV en spontané alors qu'ils n'ont pas passé d'annonces, ils ne le liront pas. Ce n'est pas "efficient", puisqu'ils ne recherchent pas quelqu'un : la preuve, ils n'ont pas passé d'annonce. Et toc.

Donc tu te pointes. Et next step ..

4. Tu te débusques le pub officiel des créatifs

C'est là que tu vas aller faire ta promo et chopper ton job. Pourquoi les créatifs et pas les dirlos ou les planners ou les commerciaux par exemple ? Mais parce que c'est les créatifs qui ont vraiment le pouvoir niveau recrutement dans une boite de pub normalement constituée, et c'est les seuls qui ont encore un semblant de libido.

Tu te pointes aux locaux de l'agence qui te fait vibrer le mollusque et tu montes à l'étage créa. Tu mates un bon coup la tête de toute l'équipe et tu redescends te foutre en position poireau devant la turne. Après t'en suis un ou deux qui vont aller se péter la tête et tu notes le pub le plus populaire parmi les créateux.

Et c'est là que tu te radines. Tu t'installes au bar et tu me branches tout ça. Tu leur sors le grand mélo de la petite frenchy qui voudrait bosser dans la communication mais qui sait pas comment démarrer..

5. Tu attaques en dessous la ceinture

Le Briton étant quasi-frigide, va falloir y aller sévère pour lui réveiller le poulpe à une patte.. (à ton avis pourquoi l'anglaise moyenne se balade avec une jupe ras la touffe et les nichons qui débordent par - 10 ? C'est bien que l'autre il est tellement imbibé de binouze, de foot et de son boulot fantastic qu'il est froid comme un miko)

Donc, tu assumes ta recherche de boulot et tu pousses à donf pour pécho ton poste.

T'as un avantage sérieux : t'es Française. Donc primo, t'as un accent so charming qu'ils vont hurler à la mort et deuxio tu peux leur toucher le bras quand tu leur cause, ça fait latin. Dans un bled où les gens ne se touchent plus, même pour baiser, toucher un bras qui tient la bière (et donc une zone des plus érogènes), c'est un peu comme pisser dans l'etna.

Ouais, c'est tout ce dont t'as besoin pour réveiller le vieux cro-magnon rougeaud et braillard qui sommeille en chaque gentleman de ce foutu pays où même les moutons picolent.

C'est vrai, tu pourrais essayer de parler, de ta motivation et de tes compétences.. mais comme dans moins d'une heure, ils seront tous raides torchés, ils s'en souviendront pas d'un traitre mot. Donc oublie.

Par contre, tu couches pas. Sinon pour les créas, y a plus aucun intérêt à t'avoir dans leur agence. Ca doit se finir sur un échange de carte de visite.

Si t'as bien fait ton numéro, leur dirlo te rappellera dans les 2-3 mois avec une propale en or.

6. Pendant la saison du foot, faudra peut-être y aller plusieurs fois de suite

Parce que là, les capacités mémorielles sont vraiment réduites quasi à néant concernant la gent' féminine.

7. Et si c'est pas du planning que je veux faire ..

Moi, c'est ce que je pense.. mais tu m'as pas posé la question comme ça.. donc je t'ai pas répondu comme ça.

Nan, après un parcours dans la cosmétoche, un peu de vente et ton style d'écriture, tu serais bien mieux dans les RP. Quoi qu'est ce que j'en sais ? Mais ma cocotte, quitte à faire le conseiller Apec pour pas un kopek, autant te dire ce qui me passe par la tête non ?

Mais, bon, les RP, ca va pas te plaire, il faut se tracer en Corée du Nord ou en Iran. C'est là où sont les vrais défis.

samedi 14 juin 2008

Pourquoi les consultants sont moches ?

Une question de Lamiseaunet :

Bonjour,

Je voudrais savoir pourquoi les consultants sont laids ?

La réponse du e-consultant :

Il y a plein d'explications à ce phénomène incontestable. En voici quelques unes :

Les consultants sont laids..

1. parce qu'ils passent leur temps enfermés dans une caverne à la recherche du powerpoint parfait.

2. parce qu'ils sont déjà diplômés, intelligents et riches, et que Dame Nature a tendance à répartir plus ou moins équitablement les qualités entre les hommes.

3. pour qu'on se méfie d'eux et qu'ils ne dépouillent pas plus l'entreprise qu'ils ne le font déjà.

4. parce que les gens beaux n'ont pas besoin de devenir consultants pour se rendre intéressants

5. parce qu'ils n'ont pas besoin d'être beaux pour se lever des nanas (cf point 2) et donc l'espèce essaie de façon darwienne d'éliminer cette tare génétique contre-productive qu'est la beauté (il semble que cette explication soit le fait d'un consultant mais ça n'a jamais été prouvé).

6. parce qu'ils veulent faire peur dans les couloirs (on s'amuse comme on peut hein ?)

7. parce qu'ils passent leur temps à grimacer en voyant comme les boîtes sont organisées (et ça finit par marquer)

8. parce que ça fait une raison de plus de les haïr quand ils balancent la facture.

Je vous laisse choisir celles qui vous convient le mieux, ou en proposer d'autres bien sûr.

Eldorado

Une question de Jambon Beurre :

Salut e-consultant !

Je viens te faire part de ma nouvelle vie.

Après en avoir chié comme un gars d'la mine pendant presque 3 ans chez un esclavagiste moderne, je viens de trouver un poste en or là où "l'herbe est pas forcement plus verte" (dixit mon ancienne boss) ! Ici j'ai droit à un titre bien pompeux et 2 couillons à mes ordres. Et on peut dire que je commence fort ma première expérience de management parce que Nicolas et Pimprenelle ont presque rien à glander de la journée, du coup je te laisse imaginer le temps que je passe sur le ouaib.

Pour pas gâcher, ici le mot d'ordre c'est "pas d'heure sup' à la con". Et je peux te dire que c'est bien respecté parce que quand je me tire à 17h30 je retrouve ma bagnole en un clin d'oeil vu qu'il en reste pas plus de 3. Enfin en guise de pompon, la bouffe est à tomber et je la paie une misère. En plus, vu les quantités, j'aurais de quoi remplir le bide de 2 de mes anciens collègues.

Maintenant ça va te paraitre con mais ça commence à me faire flipper cet eldorado du buro... Si demain je dois quitter la boite pour une raison ou une autre ça risque fort de redevenir comme avant, et là le retour aux sources risque d'être très douloureux.

D'où ma question : dans ces conditions, comment faire pour garder mes réflexes de survie frais et dispo jusqu'au moment fatidique ?

La réponse du e-consultant :

Mon gars, t'es un vrai malade. T'as pécho le job dont tout le monde rêve et tu penses qu'à comment ça peut foirer.

C'est bien. Car seuls les paranoïaques survivront.

Comme Cortez et ses espingouins tu es parti à la recherche de l'Eldorado. Tu as cramé tes vaisseaux et maravé autant d'Incas qu'il le fallait. Et bingo, tu l'as trouvé ce putain de paradis corporate. Et dans ce enfer impitoyable du bural, c'est un quasi-miracle. Sans conteste, la Providence t'as foutu des nouilles au cul. A ras bord. Avec de la sauce arrabiata.

Il y a maintenant deux risques pour toi, niché dans ta planque aussi confortable que le sein d'une tepu nourricière : le premier qu'une raison extérieure te pousse à faire tes valoches (car tu serais bien con de vouloir te barrer d'un tel job) du genre ..euh... j'ai du mal à voir ce qui pourrait te pousser à partir .. à part peut-être une augmentation soudaine du taux de radioactivité de la région.

L'autre risque est que d'avides mécréants viennent taper l'incruste dans ta boutique et spolient ton bonheur. Des jeunes clebs aux dents acérés comme un string brésilien, qui se foutraient en tête de faire du cost killing par exemple. Ou pire de l'ISO 9001. Ca pourrait te foutre un méchant dawa et changer ton havre de glande en une vraie entreprise.

Contre ces deux risques, une seule parade : prendre le contrôle de la turne.

Je ne crois pas du tout que la solution dans ton cas soit de t'entraîner comme un turkmène pour te maintenir en forme niveau survie en entreprise pour le moment où tu lâcheras ce rêve de boîte. Je crois au contraire que tu dois tout faire pour y rester. Et pour cela, il te faut t'y attacher comme une moule à son rocher. Et comme ce sont les grosses moules qui tiennent le mieux, tu vois bien où je veux en venir.

D'habitude, je ne recommande pas trop l'ambition carriériste visant à se propulser le derche sur les plus hauts fauteuils d'une baraque, car ce sont souvent là que sont les pires galères et les nuits sans levrettes. Mais dans ton cas, c'est la seule option possible pour préserver ton paradis perdu.

Si tu veux maintenir le status quo, il te faudra tenir les rênes. Autant que possible.

Tu veux te garantir une place en or dans cette turne mythique jusqu'à l'âge béni de la retraite ? Alors bouge-toi un peu plus que tes camarades (ce qui devrait pas être trop dur) et grimpouille à l'échelle qui sert de hiérarchie dans ta zonmé.. jusqu'à atteindre un poste indéboulonable comme Chef ou Maxi-Chef.

Là, tu seras vraiment peinard.

Tu pourras regarder les morpions d'en-dessous ne rien ramer non plus, et se dire qu'ils sont bien vernis d'avoir - et un job dans une boîte aussi cool - et un boss aussi méchamment branleur.

Quand tu en seras là, et que cela sera de notoriété publique. Il te faudra embaucher quelqu'un pour passer à la broyeuse le quintal et demi de CVs que tu recevras chaque semaine.

Peut-être même que je postulerais. Je ne sais pas pourquoi j'adore me marrer en lisant des CVs déchiquetés.

Image de Walter Parenteau taxab' sur Flickr. Licence Zouky Commons.

vendredi 6 juin 2008

Démission en contrat d'apprentissage

Une question de Julie :

Bonjour, je suis en BTS tourisme et travaille en apprentissage dans un camping. Il me reste 3 mois à tenir et malheureusement je n'arriverais pas au bout, mes patrons me pourrissent la vie ne me payant que lorsqu'ils le veulent, me préviennent la veille pour le lendemain de mes horaires ( j'habite à 200 kms de ce camping) et bien sûr je fais le boulot que mes patrons ne veulent pas faire c'est à dire ... gérer tout le camping. Il est hors de question que je fasse la saison là bas, je tiendrais pas. Les plannings sont fait de sorte que je ne puisse pas rentrer chez moi de l'été et l'ambiance est insupportable. Malheureusement je ne sais pas comment m'y prendre pour démissionner et surtout quels sont mes droits par rapport aux conventions collectives. Merci de me répondre rapidement. A bientôt et merci pour votre aide

La réponse du e-consultant :

Julie, ma cocotte, garde-toi bien de démissionner comme on se garde de la chtouille. Tu tiens une opportunité en or, qui peut s'avérer aussi fructueuse qu'être émir au Bahreïn en ces temps de Brent. Si, comme tu le dis, c'est toi qui gère tout le camping, tu te trouves, de par la fainéantise de tes boss, dans une position qui peut te faire encaisser grave.

Quelques exemples de ce qu'un bon gérant sans contrôle peut faire pour s'en foutre plein les fouilles tout en se fendant la poire jusqu'aux rotules :

1. Tu doubles le droit d'entrée de ton squat à caravanes et tu encaisses la différence

2. Avec la tune, tu peux payer au black un clando qui fait ton job pour moitié moins reuch (et sans les charges). Donc toi t'as tout le temps que tu veux pour tes magouilles. Le clando fait aussi sur son temps libre des pipes aux beaufs qui dépriment à l'idée de tringler leur baleine officielle. Et bien sûr tu choppes ton pourcentage.

3. Tu creuses un trou dans les douches de meuf et tu planques une caméra qui filme tout ce qui bouge de nibbars mollassons et de fesses pendantes. Ensuite, tu fourgues les films en loucedé aux puceaux du camping pour égayer leur rentrée scolaire.

4. La nuit, tu récupères toutes les fringues qui sèchent aux fils à linge, et tu vas les vendre au kilo chez Emmaüs.

5. Tu peux aussi démonter les pneus des caravanes et les refiler aux manouches du bled d'à coté.

6. Tu montes une barak à frites, et tu fous des acides dans le ketchup histoire que ça envoie bien le bois à l'apéro pétanque.

7. Suite à tous ces vols de slibbards et de pneus, tu organises une milice et fait casquer aux estivants un droit à la sécurité. Evidemment ta milice tabasse les récalcitrants.

8. Ta milice te nomme chef de guerre et tu montes une barricade fourbie de barbelés, de bouts de verre et de pieus empoisonnés, tout autour de ton domaine. Tu fais élever des miradors et initie des rondes avec des clebs affamés.

9. Les campings voisins commencent à chier dans leur froc. Tu leur envoies un émissaire pour parlementer leur mère et pendant ce temps qu'une de tes équipes leur chourave un max de leurs vierges. .. que tu fais tourner sur la plage, ça va sans dire.

10. Tu fais quelques raids éclairs sur les campings du bled. Tu brûles quelques mobil home, tu pilles, tu rançonnes, tu kidnappes leurs mômes. Et ainsi de suite jusqu'à les saigner à blanc.

11. Quand ils sont mûrs, lessivés par ta guérilla, qu'ils vivent terrés sous leur campings cars brûlés, mangeant des rats et des restes de paquets de chips, tu t'imposes comme une libératrice et tu annexes tranquille. Et te voilà, à la tête de plusieurs camps retranchés et d'une horde de beaufs revanchards que ta politique d'oppression et la baisse du pouvoir d'achat a foutu dans une rogne terrible.

12. Il ne te reste plus qu'à proclamer l'indépendance du pays basque, et procéder à ton couronnement lors d'un gigantesque méchoui.

Franchement, je vois pas pourquoi tu démissionnerais.

jeudi 29 mai 2008

Réponse au question d'un entretien

Une question de Coune :

je souhaiterai connaitre les question piége qu un emploier peu posser lors d un entretien

La réponse du e-consultant :

Un employeur pourrait par exemple te demander : "Est-ce que vous relisez vos mails avant de les envoyer pour éliminer les fautes éventuelles ?"

Là, ça serait vraiment une putain de question piège.

Y en a plein d'autres mais là déjà, à mon avis, pour toi c'est cramé.

mardi 27 mai 2008

Le lancer de techniciens de surface : comment ça marche ?

Une question de Jean-Luc D :

Bonjour,

Jean Luc D., dirigeant d'une société de promotion-Avant vente de rondelles de saucifflard (très porteur le créneau de la cochonaille avec des pépites de noix de pécan au gimgembre dedans ...) et string acryliques pour vieilles rombières vagissantes.

J'ai un problème de salariat et ça se discute, monsieur le e-consultant :

J'ai eu l'opportunité tout dernièrement d'installer mon service "relance des pigeons mauvais payeurs de compétition à roulettes" dans un sublime local en sous-sol offrant des prestations extraordinaires pour mon petit personnel :

- néons au plafond qui crépitent pour un effet discothèque
- murs en béton brut ultra-design qui suintent l'eau en permanence générant une fraîcheur très agréable - surtout l'été,
- système de fenêtres-médaillon sous plafond qui permet de regarder les belles chevilles des passantes et même les toutous qui posent leur crottes : détente assurée pendant la pause café !

Et ben les salariés concernés, au lieu de me remercier, se sont mis à caqueter comme des poules hystériques devant mes locaux et me menacent de me faire attendre le soir dans le parking par des soi-disant syndicalistes tchétchènes maniant des rasoirs et des chaînes à vélo !

Ma question : au vu de cette évidente inégalité de traitement, ne devrais-je pas en fait foutre tout mon personnel au 36ème sous-sol ?

La réponse du e-consultant :

Jean-Luc, mon pote, ça fait un baille que j'ai cette question en rade dans ma boîte à mails et je viens enfin de trouver l'illumination. Ca me travaillait sévère ton problème, un vrai furoncle. J'en ai pissé au pieu des nuits entières, à me torturer les méninges comme un vieux pour une affaire de teckel volé.

Bref, ce que j'en penses, c'est que tes salariés sont des vrais jean-foutres : les tchétchènes, ça vaut pas un pet' comme syndicalistes. La preuve, ils se font mater sévère à chaque fois qu'ils l'ouvrent. T'en feras qu'une bouchée. S'ils avaient un peu plus d'estime pour toi, je pense qu'ils pourraient au moins te refourguer des hongrois. Le hongrois à le poil rêche mais il est tenace. Il tient mieux la cuite aussi, ce qui est un avantage indéniable au corps à corps.

Donc ouais, tes salariés se foutent de ta tronche, tout ça c'est pipo et mario, flûte à bec et compagnie. Tu peux continuer à proposer des conditions de travail inégalables, leurs menaces ne seront jamais mises à exécution.

A ta place, je leur proposerais également les avantages suivants :
- Passage aux 35 heures par jour (en termes de productivität bien sûr. A eux d'y arriver sous peine de baisses des salaires)
- Pissoir individuel à coté du bureau pour éviter d'avoir à se bouger le derche pour aller aux chiottes
- Soins dentaires gratos au burin pour tous ceux qui l'ouvrent beaucoup et donc qui se sentent concernés par leur hygiène buccale.
- Sodomie obligatoire le Vendredi pour se détendre après une rude semaine de labeur.

A bon entendeur.

mercredi 2 avril 2008

Serrage au bural

Une question de Régis :

Depuis quelques temps, j'ai un gros soucis, un truc qui me tracasse vraiment, une couille dans le potage qu'est ma vie de cadre bien sage, ça devient limite une névrose alors que je commence à être en rade de Xanax, bref, je commence à être réellement dans une fucking shit et j'aimerais que tu m'aides avec tes nombreux conseils : Y a une pute au bural qui me files grave la gaule, et j'ai une méchante envie de la pécho.

Mais comme je suis ni chef, ni dans le même service, ni blindé donc plutôt en costard Zara qu'en Ralph Lauren Purple Line, le boulot est nettement plus dur et tout est encore à faire...

J'aimerais donc que tu interviennes

La réponse du e-consultant :

Ah pour une fois que j'ai à répondre à une question simple, ça me fait un peu des vacances. C'est pas que c'est important pour ta pomme de faire barrir le mammouth dans la caverne de la radasse qui te fait triquer comme un pendu, j'me doute. Mais disons que, de mon point de vue, la solution est plus qu'évidente.

Alors, comment la pécho cette tepu ?

Ben, d'abord tu lui balourdes un message par Messenger ou je sais pas quel truc de IM vous vous tapez dans ta turne, pour lui dire en gros que t'as un dossier important à lui confier et que faut qu'elle passe dans ton burlingue vers 19H30. Ca prendra que 5 minutes, mais t'as pas d'autres créneaux et t'es trop borderline.

Ok, t'es pas son boss, t'as rien à voir avec son service, mais dis lui que c'est confidentiel, que ça vient d'en haut, que y a que trois people au courant et que vraisemblablement y a de grosses promos à la clé. Tu lui sers ce que tu veux, mais elle doit être dans ton bural à 19H30 tapantes, bien allumée par ton speech sur le méga-projet top secret.

Dès qu'elle est là, tu fermes la lourde à clé.

Ensuite, tu l'as pécho par la taille et tu la poses assise sur ton bural. Tu lui plaques ta langue à fond dans la bouche et tu moulines comme le père Ducros. Tu lui pétris les nib's d'une main et de l'autre tu lui retrousses la jupe jusqu'au bide. Tu lui déchires le panty avec un ôte-agraffe et tu lui enfournes ton piston à feumeu aussi sec que tu peux.

Là, tu fais ton affaire, je te passe les détails, tu connais ça.

Et quand t'as bien fini, que même Copperfield, il pourra pas faire disparaître le litron de foutre que tu lui auras collé au fond de la vulve, alors tu peux lui refourguer 10 keusses.

Hé ouais, mon gars, une tepu faut la payer.

Non, mais tu croyais vraiment qu'elle avait gobé ton histoire de dossier top secret et tout ce ramassis de foutaises ? Tu débarques de Pluton ou quoi ? Elle a 3 mômes à nourrir la radasse, son keum s'est barré avec un livreur de pizza et elle a pas touché sa prime depuis 1995. Alors faut bien arrondir les fins de mois.

Hé ouais, ça se passe comme ça, dans l'entreprise mauderne.

mardi 26 février 2008

Grosse hésitation

Une question de Matt :

Bonjour Mr le E-Consultant !!

Voila...à la recherche de mon second emploi, 2 entreprises m'ont montré un fort intérêt pour au final des postes théoriquement différents.

Lagardère Pub pour un poste de Traffic Manager et une agence Toulousaine (X-prime) pour un job de chef de projet.

Ayant toujours bossé chez l'annonceur, j'ai enfin l'opportunité d'intégrer le monde de la pub mais que choisir... quel métier a le plus d'avenir...moi qui bossait auparavant dans les sports de glisse toujours en maillot..:) Ne vont il pas me prendre pour un blaireau avec mes costards Volcom...lol...

Sortant d'une école de commerce avec des options dans le web ne vais-je pas être trop largué lorsqu'on me causera javascript chez Lagardère...mon coeur balance entre grosse société et agence...que faire..???!!

J'attends de tes nouvelles afin de m'éclairer dans ce choix cornélien..

La réponse du e-consultant :

Matt, on sent bien que tu es complètement à la ramasse pour t'adresser à un gus comme moi sur un choix aussi important que celui de ton avenir professionnel. C'est tout à ton honneur, de savoir reconnaître que finalement, tout ça c'est un grand n'importe quoi, alors autant aller poser la question au e-consultant (un vieux tampax usagé aurait pu aussi te répondre sur ce sujet cornélien) Je vais donc te fourguer quelques conseils que j'espère aussi judicieux que ceux qui m'ont été communiqués quand, comme toi, j'étais dans le wouaï total au niveau de mon job.

1. Torche-moi ton français mieux que ça
Ce n'est pas parce que je cause comme un charretier qu'il faut faire de même. J'ai commencé à te corriger les fautes, les erreurs de ponctuation et toutes les bourdes de tout calibre qui grouillaient leur race dans ta question, mais ça m'a gonflé au final et j'ai fait le minimum pour que les lecteurs de ce blog ne croient pas que tu as vécu enchaîné dans une cave à foutre pendant toute ta jeunesse. Que tu ailles chez Lagard' ou les bouffeurs de saucisses, ils liront tout ce que tu écris. Ils ne pigeront que tchi mais ils verront les fautes et les phrases mal tournées. Parce qu'ils ont été éduqués comme ça.

Je sais ça n'a rien à voir avec ta question, mais c'est un message subliminal que je passe à tous ceux qui posent des questions ici (écrivez Korrek bordel de chatte)

2. Arrête de t'habiller en Volcom
Tu as la chance dans ce pays qui compte 10 millions de chômedus (dont certains sont déguisés en Rmistes, en stagiaires ou même en créateurs d'entreprises), d'avoir non pas une mais deux boites qui sont prêtes à t'exploiter grassement. Ne fous pas tout en l'air en voulant rester jeune. Le monde du burlingue est un monde de vieux cons qui pètent dans leur tiroir en reluquant le cul de leur assistante. Ton esprit djeun's de surfeur ne sera perçu comme "créatif" et "plein de fraîcheur" que pendant 1 an maxi, après il faudra bien que tu rejoignes le rang des gens qui n'ont pas de piercing à l'anus. Je sais c'est pas funky funky mais c'est comme ça.

3. Aucun métier n'a d'avenir
Chef de projet, traffic manager ... mais qu'est ce que c'est que ces conneries de job ? Le oueb c'est mort. Dans 10 ans, ça ferme boutique. Il vaut mieux que tu captes ça maintenant.

Il ne faut pas choisir un métier sur ses perspectives d'avenir. Enfin sauf si tu considères qu'ouvrier chez Nike en Indonésie c'est un choix long-termiste. Le monde change plus vite qu'un cheval qui éjacule au galop, tu ne peux investir décemment sur un métier.

Après tu peux toujours le gérer à l'ancienne et faire avocat ou médecin comme ta mère voulait. Mais bon..

4. Il y a une seule question à se poser
Je ne vais pas choisir ce boulot pour toi, suis pas ton daron man, mais je vais te poser la seule question qui mérite d'être posée dans ta situation :

Pourquoi est-ce que tu veux travailler ?

Ouais, je comprends que ça te sèche un peu. Mais réfléchis-y bien et tu verras que si tu sais répondre à cette question, le choix se fera tout seul. En fait, il n'y aura plus de choix.

...

Allez quelques exemples pour te foutre sur la piste (sinon tu vas faire ta pocahontas toute la journée)

- Si tu veux travailler pour la tune, va chez celui qui raque le plus
- Si tu veux travailler pour faire un job qui te passionne, va chez celui où le taf est le plus intéressant
- Si tu veux travailler pour faire une carrière et devenir un jour le big chief, alors va là où il y a le plus de perspectives de progression
- Enfin, si tu ne veux pas travailler, reste chez toi.

vendredi 9 mars 2007

Pot de départ

Une question de Benjamin G. :

Salut "e",

Je viens de poser ma démission dans ma boite pour aller me faire exploiter pareil ailleurs mais gagner plus de thunes dans une boite de consultants, et comme je suis un faux-cul de première, je compte bien organiser un pot pour faire croire que je suis triste de quitter tous mes chers collègues, qui m'ont soulé pendant le temps trop long durant lequel j'ai glandé, mais qui me permettront peut-être de refourguer des missions bien pourraves à des débutants pueriles et naifs fraichement qui arriveront prochaînement dans ma nouvelle boite, et donc qui me permettront de rafler un max de pépettes en défonçant tous mes objectifs business development.

J'ai bien intégré tes ô combien pertinents conseils sur comment organizer une maxi teuf à la boite (cf. ton poste sur la fête de l'entreprise), mais je ne susi pas sûr qu'un pôt de départ se manage de la même façon. Aurais-tu quelques reco complémentaires à nous fournir please ?

D'avance merci Maître,

La réponse du e-consultant :

Benjamin, il faut bien que tu captes qu'un pot de départ c'est un vrai putain de moment de communication pour faire une ultime fois ta promo personnelle et marquer ta boîte à tout jamais. Pour laisser une dernière impression pas piquée des vers. Pour envoyer le coup fatal si tu veux.

A quoi ça sert puisque qu'on se casse, pourrait-on rétorquer ? Tous ces blaireaux on les reverra plus jamais, alors à quoi bon leur brosser le poil comme à un vieil épagneul qui va bientôt claquer ?

Tout simplement parce que tout ces gus que tu te fadais toute la journée à en chier des parpaings ne sont pas seulement des membres de la même boîte que toi, ils sont aussi les membres du grand réseau du big Bizness. Et ça toi Benji, à lire ta question entre les lignes, tu l'as déjà bien capté. Ce sont peut-être tes futurs clibards, fournisseurs, partenaires, voire collègues (hé ouais, ça s'en va et ça revient). Et sinon ce sont sûrement des gens qui connaissent tous ces nouveaux ragondins que tu vas cotoyer dans ta nouvelle boutique.

En fait, pour avoir un raisonnement juste, il faut considérer qu'il n'existe pas des milliers et des milliers d'entreprises indépendantes, mais une seule grosse grosse turne, la Méga-Boîte, dont toutes ces structures sont des filliales. Dans la Méga-Boîte, tout se dit, tout finit par se savoir, tout le monde est en relation avec tout le monde. Tu peux changer de filiale mais tu ne quittes pas la Méga-Boîte. Bref, t'es couillonné. D'où l'intérêt de bien lécher tout les zigues que tu rencontres, et ça tout le temps.

Donc maintenant comment faire de son pot de départ un événement phénoménal qui serve sa stratégie de carrière long-terme ?

1. Joues la royal

Arrose la ménagerie de Château Balèze et de Veuve Cliquard, que ça leur coule jusqu'au fond du cerveau. Envoie les knackis, les petits gatals et les chipsters, bref tout le dawa des merdouilles d'apéro. Ne lésine pas non plus sur les toasts et les canapés. Tu peux même faire péter quelques cadeaux et une strip teaseuse. Ca leur montrera que t'es un type généreux et sympa, et surtout que tu vas palper grave dans ta nouvelle boîte, ce qui confirme que t'es bien le killer que tout le monde pensait. Pour ce qui est des frais, te biles pas : tu envoies ton grouillot faire les courses en disant que tu lui rembourseras, et une fois qu'il a tout ramené, tu lui sors qu'il a plus qu'à faire une note de frais. Ben quoi, ca fait partie de ta prime de départ, non ?

Tout ceux qui nourrissaient une certaine rancoeur à ton égard, sans doute à cause des quelques coups de putes que tu leur avais sorti durant ton passage, balayeront tout d'un verre de schnaps et d'un cigare.

En quand tout le monde sera bien beurré, tu pourras quiltran aller flatter la croupe de quelques collègues, histoire de voir si maintenant que vous ne l'êtes plus collègues justement ça pourrait pas le faire.

2. Fais un speech sauce hollywood

Prépare nous une tchache faussement improvisée blindée de bons sentiments et larmoyante à souhait. Baratine-les sur tout le plaisir que vous avez eu à taffer ensemble, l'expérience incroyable que t'as acquise ici grâce à ces pignoufs, les formidables découvertes humaines (hé ouais c'est quelque chose de rencontrer des boulets de cette envergure).. bref la grande aventure et tout le toutim. Il faut que tu te les gonfles à bloc, qu'ils se disent que ouais, ils sont vraiment les meilleurs et que si vraiment tu pars, c'est pas du tout parce qu'ils te pompent la nouille, mais bien parce que cette société pourrie n'est plus capable de te payer ce que tu vaux vraiment. Evidemment tu seras ravi de les capter pour un dej', histoire de leur donner des nouvelles et de leur seriner la gueule sur ton nouveau job en or massif inscruté de diam's.

D'ici 3 semaines, ils t'enverront tous leur CV, ces couilles.

3. Choppe de l'info pour ton prochain taf

Comme je t'ai dis, à la Méga-Boite, tout le monde connaît tout le monde, donc après ton speech, va faire le tour de popottes, serrer des louches pour récolter des contacts et des infos off sur ton prochain job. Tes ex-collègues ne te l'auraient jamais dit de ton vivant dans la boutique, mais maintenant que t'es parti et que tu les as bien rincé, ils peuvent bien te lâcher qu'ils connaissent le directeur commercial, celui qui sodomise le responsable des opérations dans le coffre de sa Twingo de fonction, tous les vendredis soir. Ou encore que ta nouvelle entreprise est organisée comme un sac à merde, que le Pdg est dyslexique et confond son ordinateur avec ses actionnaires et que la turne n'attend qu'un vrai visionnaire pour faire le ménage.

Tu pourrais presque déjà construire ta strat' de carrière pour là-bas en les écoutant.

4. Fous la merde : après toi le déluge !

Un pot de départ c'est aussi le moment de balourder quelques représailles et savonner un peu la pente pour ceux qui vont rester. Tu peux par exemple confirmer quelques rumeurs pourraves puisque ta négo de départ t'as mis dans le secret des dieux et qu'en entretien le DG t'as laché quelques infos bien gratinées. Tu peux également dévoiler quelques casseroles de certains membres éminents de ton ex-boîte (qui ne sont bien sûr pas invités à ton pot), notamment sur leurs rémunérations occultes, histoire de bien plomber l'ambiance. Tu peux aussi te choisir un poulain, et le nommer officieusement ton successeur, le designer comme celui qui partage vraiment ta vision du bouzigue et poursuivra ta mission. Evidemment ça ne sera pas ton successeur officiel bombardé par la hiérarchie, mais bon, tout le monde découvrira bien assez tôt que c'est un con fini, pas besoin de leur dire. Tu peux encore formater par erreur le serveur de données pendant que tu ranges les gobelets. Ou simplement boucher la photocopieuse avec la culotte de Monique.

mercredi 18 octobre 2006

La fête de l'entreprise


Une question de Diogène :

salut E-consultant,

On est 256 futurs virés sur Valence et on se dit que nous aussi, jeudi, on voudrait bien faire sa fête à cette putain d'entreprise (http://www.jaimemaboite.com ). Te sachant plein de ressources, je ne doute pas que tu sauras nous suggérer des activités ludiques propres à booster vers le fond du gouffre notre productivité !

Merci de ta réponse.

@++'

La réponse du e-consultant :

Ca, c’est une vraie putain d’idée. Une bonne grosse teuf à son entreprise. Un truc véner qui fait pas de tiéquar, un truc chanmé qui démate tout, et qui te bloque net comme un coup de boule au plexus.

Sur le site jekiffemonburlingue, on entrave bien le concept en effet. Vas-y voir, mais juste là comme ça, je te refile quand même une citation à ceux qui connaissent pas pour qu’ils captent bien le level :

Donner aux français l'envie de se réapproprier l'entreprise
On constate que le bien-être et l'épanouissement des salariés sont des facteurs de plus en plus importants pour l'efficacité de l'entreprise, dans un contexte économique particulièrement difficile, dans lequel il faut faire preuve de toujours plus de productivité et de performance mais aussi d'ingéniosité et d'imagination. La Fête des Entreprises est donc un jour de trêve où l'on souligne exclusivement les bons côtés de la vie dans l'entreprise. 79% des Français déclarent en effet aimer leur entreprise et 76% la jugent conviviale. L'entreprise c'est, souvent, bien plus que le travail... C'est une seconde vie dans la vie.

Tu captes un peu l’esprit de gaudriole qu’ils essaient d’instaurer ? Franchement délire non ? Moi je dis, c’est vraiment des oufs de la déconne et du pétage de plomb. Essayons de voir ce qu’on peut en tirer pour ta teuf à toi mon Diogène.

Ce qui est hardcore dans une bamboula qui déchire, c’est de bien gérer la montée en puissance. Avec 256 gaziers, remontés comme des diables en boîte, avec la gniak au bide pour une big séance de défoulage, y a moyen de bidouiller un montage qui envoie. Tu les répartis en groupes de 50 avec 6 coordinateurs et là tu organises tout ça en vagues successives. Chaque vague d’intervention va te permettre de faire monter un peu plus la pression dans la teuf. Et donc, du coup, d’enchaîner des happenings de plus en plus explosifs. Yeah baby, c’est tipar.

Au préalable, lance tes invits et essaie de rameuter le max de people. Pas seulement les keums de ta boîte : famille, voisins, pontes locaux, services de presse, mais aussi actionnaires ou concurrents hein. La fête de l’entreprise, c’est une fête d’ouverture, de découverte, de meeting des individualités et des cultures dans ta gueule et de cross-fertilisation par le dégoupillage. Sinon c’est quoi ? Un truc où tu bois le café avec tes collègues ? Mais ça c’est la pause café mon coco. Donc fais pas iech’, sois open-minded et démontre ton sens de l’hospitalité corporate.

Tout est prêt alors enchaîne les vagues, jusqu’à la Big One tel Bodhi prêt à tout exploser pour le grand Kif.

Vague 1 : le café d’accueil
La première vague te bricole un café d’accueil bien chelou histoire de se caler proprement dans l’ambiance et de se foutre en condition pour la suite. Donc un acide dans le kawa et zou, voilà que se crée fissa une ambiance conviviale et détendue. Mais léger l’acide, faudrait pas que ça parte en sucette tout de suite.

Pendant que tout ce people sirote, tes 50 gus peuvent entonner un hymne à l’entreprise avec des paroles de leur composition et sur un air à base d’Ophélie Winter et de Kurt Cobain, tout ça remixé en Fusion Transe Goa que tout le monde puisse bien s’accrocher en fonction de son niveau de défonce.

Eventuellement, tu fais un café gourmand et tu accompagnes le jus de suisses, pognes, saint-genix et autres spécialités du bled, truffées aux psilos of course. Ca te pose un bon feeling global, ça.

Vague 2 : une visite guidée de l’entreprise
Là, le principe c’est qu’encadré par ton deuxième équipe, tout les salariés et les invités se répandent dans les locaux avec pour mission de découvrir comment ce gros delbor qu’on appelle une entreprise fonctionne. Pour ceux qui taffent là tous les jours, c’est l’occas’ de redécouvrir sa société sous un jour nouveau. Il faut pas hésiter à mettre la main au paquet pour mieux s’imprégner des process de la boite. Tous peuvent pousser les machines à donf’ pour mater si elles font preuve d’innovation et sortent d’elles-mêmes des nouveaux produits. Ils peuvent démonter les photocopieuses pour décrypter la magie de l’instrument. Ils peuvent aussi dévisser les serveurs du service info pour voir si les fichiers y sont bien stockés. Ils peuvent enchaîner les virements à toute berzingue au sein du département compta-fi pour tester le fond de roulement de la boîte.

Bref, tout le monde peut toucher à tout, même les enfants. Mais si les employés peuvent être enchainés les uns aux autres pour pas qu’ils se perdent, ca serait mieux.

Vague 3 : s’éclater avec les produits maison
On commence à se lâcher un peu et on peut enquiller les ateliers créatifs et ludiques comme
- baston d’encre par équipe, un peu à la paintball style mais avec des cartouches ou des bouteilles pleines.
- compet’ de graphs sur les murs
- championnat de fléchettes inter-étages en balourdant des stylos sur des cibles bien stimulantes (photos de collaborateurs ou collaborateurs réels si les conditions météorologiques le permettent)
- concours de celui qui colle le plus de trucs possib’ en un temps limité.

Après chacun fait turbiner son imagination pour témon des ateliers funky avec les produits du groupe. L’idée c’est de leur faire la teuf aussi à vos bons produits de la zonmé.

Vague 4 : un bon team-building interservices
Maintenant que tous les participants se sont bien lâchés la tête, il est temps de passer aux choses sérieuses (en refourguant au passage une p’tite séance de café-smily si nécessaire). Voilà donc un jeu interservices à se fendre la pêche jusqu’à l’anus. C’est surtout un ketru pour renforcer c’te cohésion d’équipe entre collègues avec le grand défouraillage.

Ce jeu s’appelle « l’homme blanco © ». Je te raconte pas comment j’ai foutu un copyright dessus illico vu la puissance du concept.

Le principe c’est qu’on choisit un type au pif et qu’on le couvre de blanco (de liquide correcteur genre typex quoi) de la tronche aux panards. Ensuite, il doit «contaminer » les autres. En tant qu’ « homme blanco », son objectif c’est de pécho les nanas de la boîte pour les embrasser, en leur roulant de préférence une grosse galloche et en se collant bien à leur nouveau chemisier Prada. Elles, elles doivent s’enfuir en tortillant du cul et en poussant des petits cris de gallinacées comme font les nanas d’habitude. Une nana choppée, est contaminée et devient une « femme blanco ». Même bazar : on l’asperge de blanco intégralement et elle part en chasse. La différence c’est qu’elle ne peut pécho que les keums. Ouais, on sait bien que certains se laisseront gauler exprès, mais bon après toutes ces années de frustration devant des tailleurs élimés et des balconnets fatigués, on peut les comprendre non ?

Donc, tu vois, au fur et à mesure, la « blanco touch » se répand un peu comme chez les zombies ou le nouveau buzz de chez Gunther.

Ensuite, quand le dawa est bien lancé, tu ajoutes une nouvelle règle : quand un « homme blanco » et une « femme blanco » se rencontrent dans un couloir, ils doivent baiser ensemble. Direk et sans chichi. Et si possible en s’aspergeant encore plus de blanco dans le même timing. Après tu dis que ça marche aussi pour deux mecs entre eux, et deux gonz’ aussi. Et voilà la « partouze blanco » en bon chemin.

Quand tout le monde est couvert de blanco, le jeu s’arrête. Donc t’as intérêt à pas trop traîner si tu veux tirer ton coup.

Vague 5 : le finish
Voilà venu le temps du grand finish, du big bazar, du climax énaurme à tout faire péter.

Ca commence par l’équipe 5 qui rentre en lice et arrive à oilpé avec un stylo dans le cul (une bonne métaphore de votre situation non ?). Elle défile tranquillou au milieu des salariés et invités pendant que les 4 teams précédentes sont allées se guisder, qui en lapin psychopathe, qui en nounours orange fluo, qui en blanche-neige gothique. Ceux-là reviennent remontés à bloc de C, et mettent à danser et jigoter dans tous les coins en hurlant tout ce qu’ils ont à hurler. DJ Portnawak est aux platines et balourde LE SON.

Là, tu lâches en horde les invités VIP dont tu avais gardé la venue secrète jusqu’ici : les racailles de la téci d’à-coté ! Ils raboulent en masse pour te mettre un zouk de fils de pute, péfra tous les zeunas et cramer toute les biatches qui passent.

C’est le moment où tu balances les bulles pour la soirée mousse !!!

Voilà, je pense que tu tiens le bon bout pour une veille teuf des mifas et aussi de quoi enfoncer pour quelques mois la productivité jusqu’au trou de fion de la planète Mars. Merci qui ?

Les autres, ça c’était une réponse spéciale pour la teuboi à Diogène et son contexte un peu ripou. Y a des trucs exploitables chez vous, mais faut pas vous laisser à aller à pépom toutes mes idées. Il vous faut personnaliser cette teuf en fonction de votre situation corporate particulière. Que chaque entreprise ait une fête différente suivant son sens particulier du fun.

Alors qu’est ce que vous allez faire chez vous, vous là les gens des commentaires, pour ce jeudi 19 ? Hein ?

lundi 4 septembre 2006

Comment démissioner avec classe ?

Une question de Truc :

Bon, mr le e, tout d'abord comment vas tu ?

Moi pas mal, car aujourd'hui je pose ma dem!!! et je te jure que je vais kiffer ma race dans quelques heures !! ca va être trop bon !! Je vais voir le pdg et lui faire cracher ces bifftons car j'ai trimé pendant un an dans une boite de me.. J'ai un préavis de deux semaines, et oui quand on est en CDD et qu'on signe un CDI ca va vite...

Ma question est comment me casser avec la classe, avoir les poches bien pleines de caillasses, laisser des projets sur le carreau et réfiler le bébé à ses collaborateurs en s'en battant les couilles?

L'autre question me sera peut être pour plus tard (pas trop quand même) comment arriver avec la "classe" (toujours la même) dans ma nouvelle boîte etc.. ps: trouve moi un pseudo car je suis un peu grillé avec mon blog et mon nom par exemple merde j'ai pas d'exemple.

La réponse du e-consultant :

Bon, Truc (tu as vu le super pseudo que je t'ai trouvé ?), je vais juste répondre à ta première question parce que bon faudrait peut-être pas abuser quand même sur le nombre de questions à la fois que tu peux poser dans ce service entièrement gratos. Mais t'auras qu'à me la replacer quand tu arriveras dans ta nouvelle turne et on verra ce que j'peux faire.

Alors la démission, c'est un grand moment quand même. Les 10-15 secondes où le boss se demande bien ce que tu peux lui vouloir et sa face de gros babar quand il pige. Et puis, ensuite, tu peux presque voir les mécanismes au dessus de sa tronche quand il gamberge pour voir quelle putain de stratégie il doit adopter face à cette embrouille improvisée. Te faire une contre-proposition ? T'envoyer te faire ? Essayer de te faire taffer comme un maboul pendant ton préavis ? Ou carrément te filer son poste et se barrer à Katmandou pour aller fumer son cône avec Régis, son pote d'enfance qui a fini sherpa ?

Pour s'arracher avec panache, avec la cibiche au bec et les tagadas tsouins tsouins tel un Bebel grand époque, y a pas 36 choses à faire :

1. Négocier grave au niveau pépettes

Déjà, Truc, ta première boulette c'est d'avoir refilé ta dem et pas d'avoir fait qualifié ton départ en licenciement, ce qui t'aurais permis primo de chopper une prime de licenciement, et deuxio d'attaquer ensuite direk aux Prud'hommes pour doubler la mise. Et me baratines pas qu'on peut pas avoir de prime de giclage en CDD ! Si tu gicles et que t'as sous le coude un bon dossier bien rempli avec toute la merdasse accumulée durant ton séjour dans l'entreprise, tu dois palper quoi qu'il arrive.

De toute façon, dem ou giclage, raboule ton dossier pendant l'entretien et une fois les formalités de politesse accomplies, épluche un peu les forfaits odieux des uns et des autres en demandant ouvertement à ton chef ce que tu dois faire de tout ça. Non parce que ça faisait partie de ton job d'avoir ces photos où le Mega-Boss s'enfile la Dircom avec un masque en cuir sur la tête. Ou encore le fameux rapport de Brother & Brother sur l'audit desastreux des comptes et les charettes proposées en conséquence. Ou aussi les coupures de presse sur le passé de taulard des types de la cantine (enfermés pour empoisonnement ceci dit, c'est pas si grave). Hein ? Où ça passe tout ça ?

Toutes ces bonnes infos stratégiques, faut-il les refiler à ton successeur ? Ou les publier sur l'intranet ? Ou peut-être les communiquer directement à cette journaliste super sympa qui était venu faire un publi-rédac pour le groupe le mois dernier ?

Qu'est ce qu'il en pense lui au niveau du chèque ?

Sinon tu peux aussi t'amener avec tes feuilles de temps validées où figurent toutes les heures sup'. Ca ça marche aussi.

2. Faire baver ses collègues à mort sur ce nouveau job

L'idée c'est de faire gober à tous tes ex co-turnes que tu t'arraches pour un taf génial. Donc d'abord joues-la toi hyper cool, comme le gazier trop épanoui du gland qui s'enfuit loin de ce trou pour aller se déchirer dans un truc qui ressemble plus à des vacances perpétuelles (et trop bien payées) qu'à un emploi de bureau.

Ensuite, balances la frime au tacket : tu te balades dans le couloir en costard Gucci, avec une cravate en soie pur porc et en tchappant dans un nokia tout neuf (évidemment payé par la boîte qui te recrute) et en envoyant des vannes à tes nouveaux chefs. D'autres fois, tu peux jacter en Chinois, genre t'as un job international top worldwide.

Ou encore : tous les midis, tu déjeunes en terrasse, de préférence au resto officiel de ta boîte, avec des filles super bien gaulées que tu présentes comme tes futures collègues.. ou mieux carrément comme les putes fourniees par ta nouvelle société (c'est compris dans le package du poste).

Sinon, tu peux aussi te pointer le matin bien en retard avec les yeux explosés et des traces de poudre blanche sur ton Armani et tu baratines que t'étais en teuf avec tes nouveaux boss.

Mais, n'oublies pas, il ne faut jamais lâcher le nom de ta nouvelle boîte. Ils risqueraient d'aller vérifier les bâtards.

3. Après toi le dawa

Tes projets, il ne faut pas seulement les refiler genre je m'en bats les couilles mais il faut les pourrir à mort. Que les gus qui récupèrent le bin's se retrouvent dans une fosse à purin jusqu'aux dents, avec si possible le cul planté de clous rouillés. Qu'ils se disent que putain t'étais un bon quand même.

Pour cela, engage toi à donf à faire des trucs irréalisables auprès des clients. Du style : "Si si, j'vous jure on peut vous faire ça en plus et c'est offert par la maison". Bidouille tous les docs projet, enfume les prestataires jusqu'à ce qu'ils pètent les cables, pourris le planning, magouille le budget, ça doit ressembler au souk de marrakech un jour de foire.

4. Fêter ça comme un calife de Bagdad

Evidemment, pour le pot de départ, organise un truc mo-nu-men-tal. Si t'as appliqué correctement le conseil numéro 1, tu peux même briefer une agence événementielle. Mais bref, assure la totale, avec le champ', la dreupou, les bombasses, la choucroute en beignet, les rollmop's en canapé et même tu peux inviter une star du rap comme Fifty Cent ou Doc Gynéco. Il paraît que ça le fait bien en ce moment.

Ouais. Bon tout ça peut paraître un peu surdimensioné. Mais faut se dire que c'était toi qui était surdimensionné pour ce poste. En te barrant tu réalises juste ton potentiel.

mardi 22 août 2006

Comment travailler par forte chaleur ?

Une question de Mme KK :

Au fur et à mesure que la température monte ces jours-ci, je sens mes neurones ramollir un par un, et mes doigts tout moites dégoulinent d'un jus qui se déverse salement sur le clavier de mon PC. Je dois en plus supporter la douce odeur qui émane de certains de mes collègues.

Ce calvaire doit cesser.

Comment convaincre mon patron d'installer la climatisation au bureau ? J'ai bien quelques arguments à l'esprit mais j'aimerais avoir ton avis de consultant. Merci !

La réponse du e-consultant :

Yep, la canicule qui tue les vieux et les fabricants de radiateurs, ça ne fait que commencer. Tu peux t'accrocher à ton frigo parce que Nicolas Hulot et ses poteaux, ils ont grave raison : la planète va mal. Elle se réchauffe comme une pute russe à la vodka bon marché, et à la vitesse d'une bite tchétchène en furie. C'est que le début, je te le repète. Bientôt, la France sera un grand désert (comme à Ermenonville en pire, et partout) ! Tu devras te mettre les balloches dans une glacière si tu veux pouvoir faire des petits l'année prochaine.

Mais, tu vois, Mme KK, je te retourne la question : pourquoi installer la clim alors que la chaleur te permet d'avoir un excuse top chanmé pour rien branler ? Tu peux même t'évanouir si ça te branche et te tracer à ton domicile pour mater la fin de Derrick ou tes cassettes pirates de Desperate Fist-Fuckers. En plus, l'avantage, c'est que quand il fait bien auch au bureau, tout le monde se désappe et ça te crée une de ces ambiances propices à la baise comme si on était en 40 avec les Schmidts dans les placards. Hé ouais, l'été, c'est quand même l'occasion d'aller niquer le ou la collègue que tu kiffes depuis ton arrivée, et tout ça dans la salle machine refrigérée où les technos du service infos ont foutu les serveurs.

Bon, ok, je te laisse pas béton et je te file une stratégie made in econsultantpointcom. Il s'agit d'une approche collective et tu devras te maquer avec quelques collègues pour que ca fonctionne au poil. Ceux avec qui t'as baisé pendant la période chaude par exemple.

1. Commence par laisser traîner une étude sur l'impact des fortes chaleurs sur la productivité. Comme quoi, les gens bossent mieux dans le froid que quand ils dégoulinent. Si tu peux pas chopper ça sur l'internet, fais-la faire à la 6-4-2 par un stagiaire (en échange d'un ventilateur par ex).

2. Ensuite, avec tes collègues, multiplie les pauses coca-light genre pour se rafraîchir. Passe bien ton coca glacé sur ton front avant de l'ouvrir parce que ça te file un staïle trop sexy (donc propice à la baise) et aussi parce que si tu le fais après l'avoir ouvert ben tu risques de t'en foutre partout.

3. Dans le même tonneau, enchaînez avec des pauses brumisateurs où vous vous arrosez chacun chacune avec ce genre de spray à flotte et laissez dégénérez ça tranquilou en une big bataille d'eau qui malcontreusement grillera un PC. Ah merde, c'était le nouveau à 3000 euros.

4. Prends du temps avec tes collègues pour choisir un ventilo perso de bureau sur un catalogue de merdouilles de bural, puis allez à 15 au carouf pour en ramener à tout le monde. Si c'est pas du temps productif de cramé ça, je sais pas ce qu'il te faut. Faites-les passer en notes de frais évidemment les ventilos.

5. Qu'au moins un des gus de ton équipe se sente mal à cause de la chaleur et que les autres se radinent viteuf pour le soutenir à grands coups de serviettes humides ou de Vittel sans sucre.

6. Passez votre temps à téma la météal sur le oueb pour voir si cette putain de canicule va finir par s'arrêter un jour ou pas. Puis discutez-en entre vous pendant une bonne demi-plombe au moins.

7. Parlez tous lentement comme un film en slow-motion. Endormez vous sur votre clavier d'ordi, ne faites rien de ce qu'on vous demande, oubliez vos rencards (ou refourguez les au boss sous prétexte que vous êtes fringués trop court pour aller vous exposer à la lubricité d'un client), bref n'en ramez pas une. Toute initiative constructive sera parasitée par la chaleur acablante. Et tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à du temps perdu sera justifié par la canicule.

8. Eventuellement baladez-vous en petite culotte (ce qui va ralentir la productivité des collègues mâles de la boite aussi)

9. Etc etc... Continuez ainsi jusqu'à ce que le boss entrave enfin que tout le service part en sucette et que toute l'energie qui vous reste consiste à lutter pour réduire votre température corporelle. Là, il viendra immanquablement vous demander ce qui cloche et immanquablement vous pourrez lui balourder une réponse Pulco toute prête : "il fait trop chaud pour travailler".

De lui-même, il se mettra tout rouge comme un gland trop échauffé et quand il en sera à tordre sa chemise, il ira vous l'acheter votre putain de clim'.

Continuez tout de même ce petit manège deux ou trois jours jusqu'à ce qu'il installe effectivement le bazar, dès fois qu'il se mette en temps de vouloir tenir jusqu'à la mi-septembre. Bon, et si ça marche vraiment pas, allez acheter une piscine gonflable pour les mômes. A défaut, ca vous permettra de faire quelques trips à la Loana, le soir à la lueur d'un écran de veille.

Mme KK, je pense qu'avec ça, quand même t'auras ta clim. Le souci avec cette stratégie, c'est que tu risques de te retrouver en anorak au bureau quand il fait 40 dehors. Sous prétexte que le froid, c'est bon pour l'efficacité du taf. L'avantage, c'est que l'install' de la clim, c'est des travaux et les travaux ça fait du bruit, c'est chiant pour bosser.

jeudi 20 juillet 2006

Nègre de blog

Une question de Bouchr'KK :

Bonjour E-consultant !

Je voudrais savoir si tu comptes profiter de la période estivale pour te reposer un peu. A ce sujet, sache que ton site/blog peut continuer à tourner. Lis ce qui suit :

Manque passager d'inspiration, manque de temps, coup de flemme, absence momentanée, vacances... vous voulez malgré tout garder votre blog vivant.Nous pouvons vous aider. Equipe de blogueurs polyvalents nous pouvons vous assister sur un ou plusieurs "posts". Nous sommes suffisamment expérimentés pour composer sur des thématiques variées: politique, littérature, journal intime, actualité, art... en langue française ou anglaise.

Nous pouvons adapter nos contributions en respectant le fond et la forme de votre blog. Nous intervenons régulièrement de manière parfaitement anonyme sur quelques blogs francophones dont certains sont très en vue. Nous ne revendiquons pas la propriété des "posts": vous apparaissez comme étant le (ou les) seul(s) auteur(s).

Dans l'esprit originel des blogs ce service est gratuit. Notre seule motivation est de fournir à la communauté des blogueurs un service dont nous aurions aimé pouvoir disposer à certaines occasions. N'hésitez pas à nous contacter pour plus de détails sur le service.

L'équipe "Negre_de_blog"

Qu'en penses-tu E-consultant ?

La réponse du e-consultant :

Madame KK, j'en pense que :

1. Ce truc de "nègre de blog" est une grosse connerie.. Et ça date un peu. Mais c'est assez fendard comme idée.

2. Que si on a inventé le blog-crossing, c'est pas pour des cacahuètes. Ca meuble bien quand j'ai une flemme plus grosse que le cul de J.LO, comme t'as déjà pu le constater. Et là tu vois, je me dis que je devrais faire un truc comme Ron qui ouvre son blog au tout venant pendant l'été. Y a des volontaires ?

3. Qu'en ce moment, je suis au taquet grave et que c'est pas prêt de s'arrêter car je compte bien niquer les gros barons du blogging d'ici pas longtemps. D'ailleurs, je viens de foutre en cave une équipe de Pakis équipés d'ordis à un euro qui vont blogguer à mort pendant que je m'enquillerai des capirinha et des putes à 3 pesos.

4. Après, ouais on fermera un peu la boutique à un moment mais t'as intérêt (et les autres aussi) à venir balancer du commentaire pour éviter que ce site ne pourrisse sur pied. Je viendrais personnellement dans votre villégiature vous pourrir vos vacances si vous le faîtes pas. Et je ne veux pas entendre de pipo bidons comme quoi il y aurait pas internet. Le wifi, le i-mod et tout le bataclan c'est pas fait pour allumer le barbeuk.

mercredi 19 juillet 2006

Salaire

Une question de touchenouille :

Comment demander une augmentation ?

La réponse du e-consultant :

Alors, touchenouille, bon faudrait voir à pas trop pousser papy dans la fosse septique. Parce que j'ai déjà largement baratiné ma science sur ce sujet et fait étalage de conseils top-powerful pour faire cracher de la tune à ceux qui ont fait l'erreur de te proposer un jour un putain de contrat d'embauche.

Notamment par ici ou encore par

Donc je vais pas me casser le fion à te torcher une réponse au papier de verre. Par contre, comme je suis pas un enfoiros complet, je vais quand même te filer quelques billes supplémentaires pour que tu puisses t'embourgeoiser en toute quiétude (et accessoirement payer les traites de ce petit studio sordide où tu sodomises brutalement Carola, cette jeune roumaine nubile et tuberculeuse dont ni ta femme ni le service d'immigration ne connaissent l'existence).

Si je prends ta question au pied de la lettre, ce que tu veux capter c'est comment on fait pour se pointer fine fleur avec sa teub et sa cravate devant son boss et lui demander sec une augment'. Dans un langage clair et intelligible, sans bafouiller ni puer de la gueule, ni changer de sujet toutes les deux secondes ou dire des trucs comme "bah vous bilez pas chef, on en parlera plus tard.." Hein c'est ça ?

Alors voici le process :

1. A un moment de la journée où il est en pleine charrette, ouvrir la porte de son bureau et se visser le cul sur une chaise.

2. Lui prendre le bigo des mains et racrocher d'office

3. Le regarder droit dans les yeux pendant au moins une minute sans moufter

4. S'il l'ouvre, lui fermer lui son clapet en fracassant son PDA d'un coup de pompe ou mieux en balourdant tous ses dossiers par la fenêtre

5. Puis gueuler aussi fort que vous pouvez : "Alors Chef ? Vous allez nous casser les couilles encore longtemps ?"

6. Ensuite, pisser dans un de ses tiroirs. Lui cracher à la gueule les restes de votre kebab du midi et éventuellement faire "kss!" "kss! "kss!" chaque fois qu'il bouge comme si vous alliez lui en décrocher une à lui tourner la tronche à l'envers.

7. Normalement, là il devient tout rouge, il a mal au bras et il s'écroule comme une crêpe qu'aurait raté sa poêle.

8. Ne lui filer ses pillules contre l'infarctus que s'il signe cette putain d'augment'.

Tu vois Touchenouille, si t'as un peu de bagoût, il y a toujours une solution à tout.
Elle est pas belle la life ?

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