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jeudi 26 juin 2008

Comment licencier un salarié proprement

En France, licencier est devenu une chose délicate à faire, si possible avec un doigté digne d'un gynécologue, sous peine de retrouver à faire son guignol devant les prud'hommes, en brandissant des mots creux sur la survie de l'entreprise ou le sacrifice pour le bien de la nation. Ce qui n'est pas l'exercice le plus funky, il faut bien le reconnaître.

Heureusement, il existe des techniques pour licencier sans bavure, les mains propres et le coeur léger.

Voici une des procédures de licenciement qui marche et évite les problèmes avec les relous de l'administration :

1. Convoquer son salarié à un entretien préalable

C'est souvent là où la plupart des managers souhaitant dégager un collaborateur se plantent. Ils oublient le coup de l'entretien préalable et la lettre de convoc'. Il convient d'envoyer d'abord une lettre au pignouf qu'on veut gicler pour lui signifier :
- le sujet de l'entretien
- la date, l'heure et l'endroit où il doit se pointer
- la possibilité qu'il a de venir avec un pote à lui dont le quotient intellectuel ne doit pas dépasser 45 (représentant du personnel, collègue syndiqué, gugus de l'inspection du travail, conseiller municipal...)

La lettre doit être envoyée en Colissimo suivi, enrobée dans du papier albal et avec un timbre représentant un vieux membre du Parti Communiste Soviétique.

2. Mener son entretien préalable comme un pro

Le but de l'entretien préalable, qui doit avoir lieu au moins 5 jours ouvrables après la réception de la lettre de convoc' et au minimum 7 jours après les dernières règles de la femme du salarié ciblé, est de foutre la pétoche au salarié.

D'une part pour qu'il ne se rebiffe pas pendant la procédure

D'autre part, pour qu'il ne fasse pas chier après.

Pour cela, la meilleure technique est de se mettre debout et de hurler tout ce qu'on a baratiner au salarié. Que le licenciement soit économique, personnel ou pour faute ne change rien, il faut avoir l'air d'un psychopathe sanguinaire qui n'hésiterait pas à broyer la tête d'un orphelin si le besoin s'en faisait sentir.

Baver un peu en fin d'entretien peut renforcer la crédibilité du manager sur ce point.

En fin d'entretien, le manager doit manifester soudainement et de façon incompréhensible qu'il doit bien réfléchir à ce licenciement. Ensuite, il s'arrache une dent et pleure.

3. La lettre de licenciement

Après la fin de délai de réflexion, et une fois que le mec a bien flippé (il faut en rajouter une couche toute la semaine), il faut lui notifier son dégagement par lettre recommandé. La lettre devrait être très explicite sur les points suivants :

- Le motif du licenciement : le salarié est-il éjecté pour des raisons économiques comme la délocation de son travail à Madagascar ? Pour une raison personnelle comme l'odeur de son shampoing ? Pour faute parce qu'il aurait mal rebranché la machine à café ? Pour maladie, inaptitude ou absence prolongée parce qu'il aurait oublié de rester plusieurs fois après 21 h ? Pour insuffisance de résultats parce qu'il ne serait pas capable de tenir plus de 72 heures sans manger ni dormir alors que ses collègues roumains de la cave qui occupent comme lui des fonctions de directeur de production le peuvent eux.. ?

- La durée du préavis : le salarié doit-il rester encore 5 mois à travailler gratuitement ou doit-il se casser viteuf parce que vraiment il fait chier sa mère ?

- Quelques blagues et histoires drôles comme ses droits à la formation.. ha ha ha..

Une bonne lettre de licenciement doit expliciter tout cela avec un ton de menace sous-jacente. Il est du meilleur effet de rajouter en fin de paragraphe des phrases comme :
- ...ou sinon il pourrait arriver des problèmes
- ...ou sinon tes dents vont pourrir en moins de deux mois
- nous tenons à disposition du salarié un poulet égorgé sculpté à son effigie
- tous ceux qui n'ont pas respecté ces clauses ont eu un accident de voiture grave dans l'année
- tous les salariés qui n'ont pas remboursé pas leurs indemnités de licenciement ont choppé un cancer des burnes ou des ovaires

4. Le préavis

Si le salarié s'accroche à son fauteuil et à ses quelques mois de paie, il y aura un préavis. Le préavis doit être le plus pénible possible. L'employeur devra ne plus lui donner du tout de taff à faire. Il devra arriver en gueulant dans son bureau chaque matin pour l'engueuler parce que le salarié ne branle plus rien. Dès qu'il le croise dans un couloir ou à la cantoche, il devra lui lancer à la figure tout ce qui lui tombe sous la pogne, ou à défaut, lui cracher au visage.

La durée du préavis est règlementée par le contrat de travail et la convention collective, mais à tout moment, le salarié peut signer une lettre signant qu'il préfère ne pas renoncer à son préavis et le salaire qui y est attaché. Sous la contrainte ou pas.

5. Le départ du salarié

Un jour, vient le moment tristounet où le salarié licencié se casse pour de bon. En général, ça doit se passer, comme ça : un peu éméché par tout ce qu'il s'est enfilé lors de son pot de départ, où il s'est généralement retrouvé tout seul comme un blaireau, il jette un dernier regard à ce lieu qui a représenté tant pour lui pendant tant d'années, il serre la main à tous ceux qui n'ont pas réussi à l'éviter dans les couloirs, il prend sa sacoche et sa veste et quitte les locaux de l'entreprise.

Une camionnette noire banalisée l'attend au bout de la rue.

Le mieux est de prévoir de faire faire le boulot par des tchétchènes, ce sont eux les meilleurs sur le marché actuellement. Ils sont moins sadiques que les asiatiques, mais ils ont l'avantage de mieux comprendre le français. En plus, ils ont souvent des contacts dans le bâtiment, ce qui est bien pratique pour disposer du corps.

5. Prévenir la famille et les amis

Une fois le problème du salarié réglé, il convient de prévenir la famille. C'est un usage qui est souvent connement ignoré par les employeurs et cet oubli ne manque pas de leur porter préjudice à un moment où un autre.

La famille et les proches devront être attirés loin de leur domicile par un prétexte fallacieux et plongés dans un bain d'acide. C'est encore la solution la plus simple pour éviter les complications juridiques consécutives au licenciement.

6. Le nettoyage final

Pour que le licenciement soit vraiment fait dans les règles et inattaquable par le salarié ou ses représentants (s'il en reste), il est futé de passer un gros coup de karcher sur toute la procédure.

Il est utile de cramer les dossiers du pignouf, son ordi, son bureau, sa baraque et si besoin ses anciens collègues à la retraite qui aurait pu garder un souvenir béatement réjoui de leur collaboration.

La manager prudent déménagera ses locaux ou fermera la succursale, changera le nom de la boîte et passera toutes ses équipes par une bonne séance de nettoyage mémoriel (hypnose ou drogue produisent des résultats acceptables).

Voilà, j'espère que cette méthode de licenciement propre et sans dommage collatéraux, vous permettra de réussir sans chier dans la colle cette étape parfois nécessaire mais qui ne se fait jamais de gaieté de coeur.

Enfin, ça dépend si, au passage, vous violez la femme du salarié licencié .. ou pas.

mardi 17 juin 2008

Les vrais secrets pour référencer son site comme un malade

Depuis, le tragique constat de la chute vertigineuse du trafic de ce blog, j'ai décidé de reprendre les choses en main... Et je me suis mis au référencement naturel chanmé.

J'ai bossé sévère, j'ai lu des tonnes de forums et de bouquins sur le sujet, et j'ai interrogé des spécialistes, et je peux aujourd'hui vous livrer quelques uns des secrets les plus balèzes pour bien référencer son blog. Des vrais trucs de killers qui vont vous booster votre position sous Google, même sur des mots clés hyper compétitifs.

Bon, c'est vraiment des techniques secrètes que peu de gens connaissent, aussi ne les ébruitez pas trop quand même.

1. Blinder tout son site avec le maximum de mots clés
C'est le principe numéro 1. En gros, plus y a d'occurrences de tes mots clés, plus Google pense que t'es pertinent. Ce qui est assez normal, vu que dans la vraie vie, plus tu répètes un mot quand tu tchatches, plus tu connais ton sujet.

2. Fourrer le bas de son site avec une horde de mots clés
Et comme t'as jamais assez de place pour en fourguer du keyword, le mieux c'est quand même d'en mettre un quintal en bas de la page, en tout petit. Comme ça, ça gêne pas la lecture de l'internaute (qui ne lit pas les bas de pages, surtout si tu fous ça après un bon scroll), mais Google lui il le lit et il apprécie de voir tous ces mots clés, si bien rangés.

3. Mettre du texte caché à l'internaute
Et comme t'en as pas encore assez, tu peux aussi écrire d'autres mots clés en blanc sur fond blanc. Comme ça, l'internaute il bite que dalle, mais le robot qui indexe ton site, il les voit lui, et ça te faire remonter grave.

4. Surcharger ses mots clés avec du gras, des liens, du souligné, des couleurs pour mieux les mettre en valeur
Ca c'est une technique de sioux. Google, il aime bien quand tu mets en relief un mot clé. Donc faut pas s'en priver et y aller avec la louche à fromage. Le plus t'as d'effets de style, de gras, etc sur un mot clé, le plus Google, il voit que t'es vraiment plus cador que la concurrence.

5. Bourrer à mort la balise Meta Keyword de mots clés stratégiques
C'est une balise dans le code html (tu la trouveras si tu la cherches bien) qui décrit les mots clés associés à ton site. Elle est de plus en plus considérée par Google, et la bonne soluce c'est d'en foutre au taquet. Plus y en a, mieux c'est. Tu commences à piger la règle là non ?

6. Créer des pages satellites sur-optimisées
Les pages satellites, c'est des pages spéciales créées pour un mot clé ou un nombre limité de mots clés. Tu les fous à tourner autour de ton site (d'où leur nom) et les internautes les voient pas trop mais Google kiffe car il voit que ton site a plein de pages sur ton sujet.

7. Mettre du flash partout, qui bouge et qui couine
Car Google trouve que les sites en Flash, ça fait moderne alors il les référence mieux. Le flash, ça fait jeune. Et Google, il adore les jeunes.

8. Avoir un nom de domaine très long pour mettre plein de mots clés dedans
Hé ouais, t'avais pas pensé à celle-là. Mais ton nom de domaine, t'as intérêt aussi à lui coller plein de mots clés dedans. Du genre si t'as un site sur la pêche au canard, ça doit être au minimum : www.peche-au-canard-peches-des-canards-canards-coin-coin-oh-la-bonne-peche- t-as-encore-un-hamecon-raoul-t-as-vu-le-gros-canard-la-faut-que-je-le-peche.com

9. Répéter partout des bouts de textes identiques
Ca va te montrer comme pas deux à Google que t'es vraiment pertinent. On appelle c'est des occurrences de paragraphe. Plus un paragraphe (ou mieux une page entière) est répété, plus Google considère qu'il a de l'importance pour toi, plus il va valoriser les mots clés que t'as foutu dedans. Pense par exemple à l'acteur de théâtre qui répète chaque jour le même baratin, ça a 'achement d'importance pour lui et il connaît bien son sujet non ?

10. Couper l'accès à son site de temps en temps pour forcer Google à revenir voir ce qui se passe
Ca va lui attiser la curiosité sérieux à ton pote Google. "Alors ce site, qu'est ce qu'il fout ?" il se demande. Et aussi sec, il en peut plus, il se repointe. Et plus il vient, plus il tombe accroc à ton site comme une vieille folle à un bellâtre et plus tu remontes dans les résultats.

11. Caser des mots clés fortement tapés dans ses textes
Des mots clés comme sexe, poil ou Laure Manaudou, sont très recherchés par les internautes. Si tu en mets dans ton site, ça va te booster ton trafic garanti. Y compris sur les autres mots clés, car Google considérera que tu t'intéresses aux préoccupations essentielles des gens.

12. Faire des pages très lourdes
Avec plein plein de code dedans, notamment du javascript. Comme ça Google sera plus long à charger la page et pourra mieux mater tes mots clés.

13. Se référencer automatiquement dans plein d'annuaires
Après, il te faut des liens qui pointent vers ton site. Pour ça, le mieux c'est de le soumettre direk à plein d'annuaires à la fois (y a des outils qui font ça de façon automatique, c'est peinard). Google, il voit ça, et il se dit "Waow, mais c'est qui ce nouveau dont tout le monde parle ?" et hop tu remontes à bloc.

14. S'inscrire dans des fermes de liens
C'est en gros des sites qui se pointent les uns vers les autres afin d'augmenter leur notoriété pour les moteurs. Tu fous un lien dedans qui balance vers toi, et t'es tranquille pour 6 mois.

15. Changer de nom de domaine régulièrement
Ca permet de faire varier les mots clés dans l'url.

16. Utiliser la magie
La magie, ça marche chanmé pour le référencement naturel. On peut aussi sacrifier un poulet à un marabout.

Avec ces trucs de pro, vous allez tous être premiers sur Google.

Bon, et vous c'est quoi vos techniques secrètes ?

dimanche 8 juin 2008

Comment prendre la place de son manager

Ton manager par définition a le cul vissé sur un siège éjectable. Alors pourquoi ne pas appuyer sur le bouton et prendre sa place ?

Après tout, les 80 K €uroboules de salaire annuel, le bureau privé et l'Amex Platine de fonction, pour passer son temps à engueuler les autres ou à mouler des powerpoints, ça te plairait bien hein ?

Mais qu'est ce qui te retient de le dégager et de lui barboter son poste ? Rien ? Alors voilà 10 stratégies payantes pour devenir calife à la place du calife :

1. Fais-le muter à Bamako

Le Mega-boss cherche un gugus pour aller pécho du contrat dans un bled pourri ? Vends-lui ton manager comme le candidat idéal : il a de la poigne, un talent incroyable se tirer des embrouilles, un bas-goût digne d'un marchand du Caire et surtout un sens inégalé du levage de clients en milieu hostile.

Pour te remercier, le Mega Boss te filera sa place. Sinon fais le muter aussi.

2. Le harcèlement sexuel ça marche

Classique mais efficace : ressors de son bural après ton entretien d'évaluation avec le fut sur les genoux, la cravate enfournée dans la bouche et du sang à l'arrière du slip. Puis, va pleurer un coup dans ton bureau. Tes collègues compatissants et l'inspection du travail feront le reste.

15 jours d'arrêt te permettront de revenir requinqué pour assumer ses fonctions.

3. Fais-lui signer sa propre démission

Un soir où il a bien turné, et où il a plus forcément les billes en face des trous, colle lui une lettre de démission dans un tas de papiers urgents à signer. Attends qu'il soit sur le départ, débarque et mitonne-lui qu'il faut qu'il foute son autographe sur tout ce bordel. Ca doit partir ce soir, question de vie ou de mort pour la boîte. Fous-lui un peu la pression. Il va tout te signer d'un bloc. Sa propre dem' et sa reco pour que tu choppes son poste. Dépose ça tranquille aux RH le lendemain sans que personne te voit.

Il aura bien du mal à récupérer le bazar sans passer pour un schizo complet.

4. Le mail qui tue une carrière

Tu connais bien sûr tous les petits softs discrets qui permettent de chouraver un mot de passe..

Donc une fois muni d'un accès à sa messagerie, il ne te reste plus qu'à faire un petit reply all sympatoche au dernier mail du PDG adressé aux boss des départements. Un truc à faire tomber les ratiches à tout le comité de Direction. Qu'il dénonce un peu l'idiotie crasse de la stratégie de développement du groupe, qu'il chambre les investissements étrangers, qu'il fustige la politique suicidaire en termes de RH, qu'il avoine bien sec la nouvelle campagne de com (qu'on dirait torchée par un créatif sous excta entre nous).. bref qu'il se lâche un peu du verbe, le gaillard.

De toute façon, tu lui rends service en exprimant tout haut ce qu'il pense déjà dans son coin.

5. Opération sabotage

Dès qu'il sort pisser, tu en profites pour aller foutre le dawa dans son burlingue. Tu lui planques un dossier, tu lui scie un pied de chaise, tu lui déconnectes sa souris, tu lui échanges deux touches de clavier, tu lui satures le couleur de son écran d'ordi, tu lui changes les numéros enregistrés de son tel portable, tu lui déplaces des éléments de mobilier, tu lui fourgues une vieux calendos dans un tiroir ou une boîte de cafards sous le cuir de son fauteuil.. les trucs à faire pour le rendre maboul ne manquent pas.

Un mois ou deux de ce travail minutieux de sape psychologique vont le mettre sur les nerfs. Il va commencer à accumuler les boulettes. Tu accélères le rythme.. jusqu'à la salvatrice dépression nerveuse.

6. Le coup de la stagiaire nympho

Ce plan là va te faire cracher un peu au portif, mais il vaut son pesant de poils.

L'idée c'est de t'associer à une tepu de luxe qui va jouer la stagiaire nunuche et nympho pendant 3 mois. Evidemment, elle lui tombe sur le pélo dès que l'occasion s'en présente. Ensuite, elle l'accroche aux wagons du sexe à tout va et lui ravage le paquet chaque fois que possible. Il va en devenir complètement guedin, jusqu'à en oublier son taff. Tout son bin's va vite partir en sucette (c'est le cas de le dire pour une fois).

Pendant ce temps, tu récupères les pots cassés en montant au créneau sur ses dossiers (et en le faisant bien savoir). Jusqu'au moment où il se fait surprendre par le DG en train de se faire ramoner le fion par la radasse équipée d'un gode-ceinture et d'une muselière cloutée.

Un deal avec les keums de la sécu qui gèrent la surveillance vidéo de la boutique, peut te permettre de retrouver ta mise. En attendant que le salaire de ton ex-boss tombe bien entendu.

7. Police, menottes, prison

Maquiller les comptes de son service pour son profit personnel, c'est mal. Mais tellement facile à faire.

Un petit chèque par ci pour se payer les traites d'une merco à son nom, un petit chèque par là pour une virée à Kuala Lumpur. Un petit coup de CB pour une boîte de cigares cubains, un petit coup de CB pour un abonnement à un site de boules. Un petit virement pour payer le loft de sa maîtresse, un petit virement pour la pension alimentaire de sa première bourgeoise.

Ah les joies de l'abus de biens sociaux..

Heureusement qu'un de ses subordonnés avait repéré les fuites, ça aurait pu prendre une sale tournure pour la boîte.

8. Pré-retraite

Ton entreprise a mis en place un plan de préretraite pour éjecter fissa tous les seniors ?

Tu sais imiter la signature de ton boss ?

Pas besoin de te faire un dessin alors.

9. Aveu d'incompétence

Utilise à bon escient l'archiconnu principe de Peter pour lui miner sa légitimité de manager à ses propres yeux.

Lors d'un discussion à la machine à kawa, évoque le truc pour bien lui refoutre en tête au cas où il est oublié ses classiques. Puis chaque jour, tu lui glisses subrepticement sous forme de boutade, une petite couille qu'il a laissé passer, un ordre bizarroïde qu'il aurait donné, un rapport qu'il a oublié de lire, une réunion qu'il a foirée .. etc .. etc..

Faut que ça a l'air de rien, que ça soit de petites touches, que ça a l'air de vannes plus que d'attaques réfléchies.. mais ça va lui pourrir petit à petit son ego et l'image de superboss qu'il se faisait de lui-même.

En même temps, tu organises tout en parallèle pour que le management de son équipe devienne l'enfer de Dante : personnel absent pour cause d'infection alimentaire, récriminations aussi diverses que stupides, demandes d'augment' en masse, pénurie d'agrafes la veille du rendu d'un rapport, collaborateurs qui disjonctent suite à l'usage d'opiacés, bastons d'étages... normalement tu sais gérer tout ça (sinon relis ce blog depuis le début)

Comme il est bon bougre, il finira par reconnaître que tu serais meilleur à son poste que lui, et surtout qu'il se faisait moins chier quand il n'était qu'un salarié lambda. Il ne reste plus qu'à officialiser et voilà, l'affaire est dans le sac.

10. Désinformation et court-circuitage

Le principe de cette stratégie est de remplacer petit à petit son boss dans l'esprit des gens et dans l'organisation de l'entreprise. Il s'agit de le griller comme responsable en faisant son taff à sa place.

Commence par ne plus lui envoyer tous les mémos et ne pas le mettre en copie de tous les mails. Ne l'invite plus aux réunions et prends les décisions à sa place, en baratinant qu'il t'a mandaté pour cela. Puis ancre ça dans la tronche des gens : il t'a filé carte blanche.

Puis, monte en puissance, organise le service, dispatche le boulot, congratule tes gars pour le bon job et engueule ceux qui merdent. Tout ça en lui balançant plein d'infos (bidons) sur la marche de son service. Il sera bientôt en décalage complet avec la réalité de son département, tout en étant persuadé d'en garder la totale maîtrise.

Peu à peu, les gens vont se tourner vers toi pour régler les chienlits. Prends ça en charge comme si c'était pour toi aussi naturel que de pisser sur les pneus du Pédégé. Au début, ton boss sera soulagé d'être moins débordé de turbin (vu que tu fais tout pour lui), mais très vite, avant qu'il ne s'en rende vraiment compte, il sera relégué dans son bureau à regarder par la fenêtre les bagnoles cramer le bitume sur le periph'.

Quand il voudra réagir, il sera trop tard. Car la Direction, bien informée, aura pigé qu'elle peut tant qu'à faire se passer de lui puisqu'un lascar moins cher peut faire le job à sa place.



Allez, à toi de ouej'. Et magne-toi le derche car y a le stagiaire qu'est en train de reluquer ton CDI.



Photo par Ramenlover sous licence Creative Trucmuche.


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