Le site du e-consultant - Théorie et pratique de la survie en entreprise

 


dimanche 27 novembre 2005

Les techniques primitives de survie (2)

Voici la suite du bazar.

Tu as bien capté que dans la big savanne du bureau, y a pas forcément de Papy Brossard pour ton goûter. C'est même plutôt toi le goûter, si tu suis bien. Pour ne pas te faire gnaquer par ceux qui ont la gagne, follow the e-consultant. Pas putassier, je te refile gratos mes nouvelles technniques primitives d'évitement :

1. La fuite

Les bestiaux les plus rapides ne se font jamais boulotter, ils s'arrachent à la moindre occas'. Quand le big boss pointe sa tronche de babouin tueur pour te défriser ton powerpoint foireux, tu files à une réu improvisée. Quand il te coince dans l'ascenceur et veut absolument te farcir la tronche sur le dossier JeanJean, ton portable vibre inopinément. T'es bien obligé de répondre vu que c'est le Mega Boss qui doit te faire la couenne sur tes perfs du mois de mars. Et, quand ton boss t'accule dans son burlingue, y a Pierre-Gilbert qui passe dans le couloir et là, il faut ab-so-lu-ment que tu le choppes avant qu'il parte en RTT à Bethune. Sorry Patron.

Bref tu es insaissable, le roi de l'esquive, le champion du partage en douce, le king de l'anglaise.

2. L'intimidation

T'es déjà rentré dans le domaine d'un ours un rut ? Imagine comme tas envie de lui redresser les bretelles. Tu vois le topo : l'ours en rut c'est toi. T'es véner comme un cheminot, tu gueules comme un putois dès qu'on t'approche et t'es sympa comme un junkie en manque. En son fort intérieur, aucun Boss n'a envie de te chercher des poux dans le cul. Tu fais flipper. T'es une grande gueule, un relou qui fais chier, t'as pas d'amis dans ta boîte, mais t'es peinard.

3. La tannière

C'est la technique du placard volontaire. Tu vas te terrer au fond d'un trou professionnel où personne ne viendra te prendre le mou. Tu pourrais même te palucher à l'aise s'il n'y avait pas la grosse Ghislaine qui, appitoyée par ton sort, venait faire sa putasse avec son café gerbique.

Toute la difficulté de cette technique de siouquse est d'arriver à creuser un trou aussi profond qu'un cul de star du X sur le retour. C'est un dur taff d'incompétence calculée, de déceptions organisées, de foirages juste ce qu'il faut et objectifs plantés au millimètre. Et surtout man, ton trou, faut surtout ne pas oublier d'en cacher l'entrée si tu veux pas te retrouver à 30 dans ce putain de placard surchauffé. Parce que là, le Grand Patron du secteur aura vite fait de vous calculer et c'est parti pour un downsizing de première bourre. Allons les enfants, qui n'a pas sa petite feuille jaune ?

4. L'insignifiance

Les lions ne mangent pas de fourmis, c'est bien connu. Le principe de cette technique est de te faire passer pour moins important que tu n'es quand vient l'embrouille. Auparavant, consultant senior sur le projet "Mega Reload dans ta gueule 3.0", tu n'es plus qu'une petite main qui a juste relu que les numéros de pages étaient dans le bon ordre, quand la direction se rend compte que les fonds engloutis ont été multipliés par quinze mille. Les têtes tombent, mais pas la tienne. Tu n'en vaux pas la peine. Tu es une crotte de bique, une chiure de mouche, un caca de lombric, un pipi de scolopandre.

Cette technique mène vite à la tannière, ce qui n'est pas un mal finalement.

Bon, vous avez maintenant un bon éventail de techniques de ouf pour vous protéger de vos prédateurs hiérarchiques. Avec ça vous êtes blindés pour river vos culs sur vos chaises à jouer au démineur ou à surfer sur des blogs de business pour un bon moment. Qui c'est qui est content derrière sa cravate en poil de moumoute ?

La prochaine fois, nous aborderons les techniques de chasse. Tin tin.

jeudi 24 novembre 2005

Comment augmenter le trafic de son blog grâce à Sarkozy

Tu as un blog gentillement polémique de seconde zone et tu veux faire péter le trafic ? Trop cilfa, man. Fais comme Kassovitz : déchire sa race à Sarkozy, fais-lui la teuté au carré, démonte-lui la chetron dans un bon post bien senti, chanmé comme du papier de verre dans ton slibard.

Parce que là, Monsieur Sarkozy, il se pointe direk sur tes commentaires et il te dit tes 4 vérités.

C'est véridique et vérifié par pointblog.

Et le post de Kasso est avec le commentaire de Sarko lui-même à l'intérieur.

Résultat de l'opération : 397 commentaires en 1 semaine !!

Si c'est pas deux champions de la com', c'est deux-là !

mardi 22 novembre 2005

Premier conseil : les techniques primitives de survie

Ah, ben voilà, un premier conseil pour bien te positionner in ze business jungle.

Dans la grande chaîne alimentaire du bureau, le Très Grand Patron mange le Grand Patron qui bouffe le Patron, qui lui-même becte le Super Boss, qui lui-même avale le Boss, qui graille le mini-boss, qui engloutit le collaborateur lamba etc.. etc.. jusqu'au sous-stagiaire assistant qui lui se farcit la photocopieuse (non non, ce ne sont pas des traces de blanco qui pourrissent tes impressions). Et toi, mon zozo, quelle que soit ta place là-dedans, tu dois veiller à ne pas te faire trop choucrouter si tu veux progresser dans c'te putasse de hiérarchie.

Happy face, le econsultant te propose quelques unes techniques de survie de base (dites techniques primitives) pour t'en sortir.

1. Le camouflage

Le principe est ultra-simple : pense à ce bon vieux caméléon qui change de couleur suivant le niveau de connerie déversé par son interlocuteur. Ou encore au phasme qui se déguise en machine à café quand passe son Super Boss favori. La technique c'est de ne pas avoir d'identité propre, d'être mou et flasque comme un zob de vieux. Tu réponds toujours "peut-être" ou "c'est bien possible" quand on te pose une question, tu t'adaptes à tout, tu glisses sur la surface des choses, tu suis le courant de ta boîte. Le mieux c'est : tu te mets dans un coin, tu bouges le moins possible, tu essaies de fusionner avec ta chaise et tu te fais oublier. Le prédateur, passera à coté de toi sans te voir. Bref, on ne peut rien te reprocher puisque tu ne fais rien. Nickel non ?

2. L'association

Là, l'idée c'est de se macquer avec un autre gus de la chaîne alimentaire, si possible un peu au-dessus ou au même niveau. Evite en-dessous, tu finiras pas avoir trop envie de le boulotter toi-même, ce qui chie. Avec ton associé vous vous protégez vos culs mutuellement. Dès qu'un gros passe, il fait un signe convenu (par exemple, il rote hein, ça c'est déjà vu hein) pour que tu puisses fermer le site de boule sur lequel tu surfais inopinément. Plus subtil encore, vous refilez les torts de vos conneries respectives. Son Big Patron chie dans la colle parce qu'il a merdé, le dossier JeanJean, c'est de ta faute. Il ne peut pas de bouffer, tu n'es pas dans sa chaîne alimentaire. Ton Mini-Boss se pointe et se tape sa gueulante sur ton CA de merde de cette année ? Hé oui, c'est ton empaffé d'associé qui t'as pris tout ton temps avec son projet d'intranet. Sorry Patron.

Certains montent même de larges associations pour se serrer le fion mutuellement à plusieurs. On appelle ça alors des Tribus . Les très grosses Tribus s'appellent des Syndicats. Il paraîtrait que la plus grosse Tribu se nommerait les Fonctionnaires. ils auraient inventé des stratégies d'évitement ultra-balèses appellées procédures. Mais bon, à mon avis, c'est qu'une rumeur.

3. Le parasitage

C'est un peu pareil que l'association sauf que c'est différent, tu vois. Là, tu te colles sur le dos d'un mec et tu lui pompes tout. Il fait le taff pour toi, il se trimballe tes dossiers pourraves, il gamberge pendant que tu tapes la discut' avec Carla ou Miguel, il te refile ses meilleurs stagiaires et ses meilleurs clients, et bien sûr, il endosse les bourdes pour ta pomme. Faut être assez subtil, mais ça le fait. Il suffit de lui faire gober que tu veux faire une association avec lui. Les plus vicieux des parasites arrivent même à se faire prêter la bagnole pour aller au MacDal ou pour aller tirer un coup.

Le seul inconvénient de cette technique c'est que le jour où il te capte comme parasite, tu douilles.

Bien sûr, y en a d'autres des stratégies comme ça. Mais si je te dis tout d'un coup, tu viendras plus sur mon site. Alors a+, l'internaute.