Le site du e-consultant - Théorie et pratique de la survie en entreprise

 


mardi 5 août 2008

Le travail et la santé

Leçon n°5: le taylorisme et mon Surmoi maso

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lundi 4 août 2008

Tests de recrutement

Leçon n°4: Savoir déjouer les pièges tendus par les petits malins des RH

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jeudi 31 juillet 2008

Guide de survie pour le "Sex at Work"

Leçon n°3: Avoir Sonia en 5 étapes

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jeudi 26 juin 2008

Comment licencier un salarié proprement

En France, licencier est devenu une chose délicate à faire, si possible avec un doigté digne d'un gynécologue, sous peine de retrouver à faire son guignol devant les prud'hommes, en brandissant des mots creux sur la survie de l'entreprise ou le sacrifice pour le bien de la nation. Ce qui n'est pas l'exercice le plus funky, il faut bien le reconnaître.

Heureusement, il existe des techniques pour licencier sans bavure, les mains propres et le coeur léger.

Voici une des procédures de licenciement qui marche et évite les problèmes avec les relous de l'administration :

1. Convoquer son salarié à un entretien préalable

C'est souvent là où la plupart des managers souhaitant dégager un collaborateur se plantent. Ils oublient le coup de l'entretien préalable et la lettre de convoc'. Il convient d'envoyer d'abord une lettre au pignouf qu'on veut gicler pour lui signifier :
- le sujet de l'entretien
- la date, l'heure et l'endroit où il doit se pointer
- la possibilité qu'il a de venir avec un pote à lui dont le quotient intellectuel ne doit pas dépasser 45 (représentant du personnel, collègue syndiqué, gugus de l'inspection du travail, conseiller municipal...)

La lettre doit être envoyée en Colissimo suivi, enrobée dans du papier albal et avec un timbre représentant un vieux membre du Parti Communiste Soviétique.

2. Mener son entretien préalable comme un pro

Le but de l'entretien préalable, qui doit avoir lieu au moins 5 jours ouvrables après la réception de la lettre de convoc' et au minimum 7 jours après les dernières règles de la femme du salarié ciblé, est de foutre la pétoche au salarié.

D'une part pour qu'il ne se rebiffe pas pendant la procédure

D'autre part, pour qu'il ne fasse pas chier après.

Pour cela, la meilleure technique est de se mettre debout et de hurler tout ce qu'on a baratiner au salarié. Que le licenciement soit économique, personnel ou pour faute ne change rien, il faut avoir l'air d'un psychopathe sanguinaire qui n'hésiterait pas à broyer la tête d'un orphelin si le besoin s'en faisait sentir.

Baver un peu en fin d'entretien peut renforcer la crédibilité du manager sur ce point.

En fin d'entretien, le manager doit manifester soudainement et de façon incompréhensible qu'il doit bien réfléchir à ce licenciement. Ensuite, il s'arrache une dent et pleure.

3. La lettre de licenciement

Après la fin de délai de réflexion, et une fois que le mec a bien flippé (il faut en rajouter une couche toute la semaine), il faut lui notifier son dégagement par lettre recommandé. La lettre devrait être très explicite sur les points suivants :

- Le motif du licenciement : le salarié est-il éjecté pour des raisons économiques comme la délocation de son travail à Madagascar ? Pour une raison personnelle comme l'odeur de son shampoing ? Pour faute parce qu'il aurait mal rebranché la machine à café ? Pour maladie, inaptitude ou absence prolongée parce qu'il aurait oublié de rester plusieurs fois après 21 h ? Pour insuffisance de résultats parce qu'il ne serait pas capable de tenir plus de 72 heures sans manger ni dormir alors que ses collègues roumains de la cave qui occupent comme lui des fonctions de directeur de production le peuvent eux.. ?

- La durée du préavis : le salarié doit-il rester encore 5 mois à travailler gratuitement ou doit-il se casser viteuf parce que vraiment il fait chier sa mère ?

- Quelques blagues et histoires drôles comme ses droits à la formation.. ha ha ha..

Une bonne lettre de licenciement doit expliciter tout cela avec un ton de menace sous-jacente. Il est du meilleur effet de rajouter en fin de paragraphe des phrases comme :
- ...ou sinon il pourrait arriver des problèmes
- ...ou sinon tes dents vont pourrir en moins de deux mois
- nous tenons à disposition du salarié un poulet égorgé sculpté à son effigie
- tous ceux qui n'ont pas respecté ces clauses ont eu un accident de voiture grave dans l'année
- tous les salariés qui n'ont pas remboursé pas leurs indemnités de licenciement ont choppé un cancer des burnes ou des ovaires

4. Le préavis

Si le salarié s'accroche à son fauteuil et à ses quelques mois de paie, il y aura un préavis. Le préavis doit être le plus pénible possible. L'employeur devra ne plus lui donner du tout de taff à faire. Il devra arriver en gueulant dans son bureau chaque matin pour l'engueuler parce que le salarié ne branle plus rien. Dès qu'il le croise dans un couloir ou à la cantoche, il devra lui lancer à la figure tout ce qui lui tombe sous la pogne, ou à défaut, lui cracher au visage.

La durée du préavis est règlementée par le contrat de travail et la convention collective, mais à tout moment, le salarié peut signer une lettre signant qu'il préfère ne pas renoncer à son préavis et le salaire qui y est attaché. Sous la contrainte ou pas.

5. Le départ du salarié

Un jour, vient le moment tristounet où le salarié licencié se casse pour de bon. En général, ça doit se passer, comme ça : un peu éméché par tout ce qu'il s'est enfilé lors de son pot de départ, où il s'est généralement retrouvé tout seul comme un blaireau, il jette un dernier regard à ce lieu qui a représenté tant pour lui pendant tant d'années, il serre la main à tous ceux qui n'ont pas réussi à l'éviter dans les couloirs, il prend sa sacoche et sa veste et quitte les locaux de l'entreprise.

Une camionnette noire banalisée l'attend au bout de la rue.

Le mieux est de prévoir de faire faire le boulot par des tchétchènes, ce sont eux les meilleurs sur le marché actuellement. Ils sont moins sadiques que les asiatiques, mais ils ont l'avantage de mieux comprendre le français. En plus, ils ont souvent des contacts dans le bâtiment, ce qui est bien pratique pour disposer du corps.

5. Prévenir la famille et les amis

Une fois le problème du salarié réglé, il convient de prévenir la famille. C'est un usage qui est souvent connement ignoré par les employeurs et cet oubli ne manque pas de leur porter préjudice à un moment où un autre.

La famille et les proches devront être attirés loin de leur domicile par un prétexte fallacieux et plongés dans un bain d'acide. C'est encore la solution la plus simple pour éviter les complications juridiques consécutives au licenciement.

6. Le nettoyage final

Pour que le licenciement soit vraiment fait dans les règles et inattaquable par le salarié ou ses représentants (s'il en reste), il est futé de passer un gros coup de karcher sur toute la procédure.

Il est utile de cramer les dossiers du pignouf, son ordi, son bureau, sa baraque et si besoin ses anciens collègues à la retraite qui aurait pu garder un souvenir béatement réjoui de leur collaboration.

La manager prudent déménagera ses locaux ou fermera la succursale, changera le nom de la boîte et passera toutes ses équipes par une bonne séance de nettoyage mémoriel (hypnose ou drogue produisent des résultats acceptables).

Voilà, j'espère que cette méthode de licenciement propre et sans dommage collatéraux, vous permettra de réussir sans chier dans la colle cette étape parfois nécessaire mais qui ne se fait jamais de gaieté de coeur.

Enfin, ça dépend si, au passage, vous violez la femme du salarié licencié .. ou pas.

mardi 17 juin 2008

Les vrais secrets pour référencer son site comme un malade

Depuis, le tragique constat de la chute vertigineuse du trafic de ce blog, j'ai décidé de reprendre les choses en main... Et je me suis mis au référencement naturel chanmé.

J'ai bossé sévère, j'ai lu des tonnes de forums et de bouquins sur le sujet, et j'ai interrogé des spécialistes, et je peux aujourd'hui vous livrer quelques uns des secrets les plus balèzes pour bien référencer son blog. Des vrais trucs de killers qui vont vous booster votre position sous Google, même sur des mots clés hyper compétitifs.

Bon, c'est vraiment des techniques secrètes que peu de gens connaissent, aussi ne les ébruitez pas trop quand même.

1. Blinder tout son site avec le maximum de mots clés
C'est le principe numéro 1. En gros, plus y a d'occurrences de tes mots clés, plus Google pense que t'es pertinent. Ce qui est assez normal, vu que dans la vraie vie, plus tu répètes un mot quand tu tchatches, plus tu connais ton sujet.

2. Fourrer le bas de son site avec une horde de mots clés
Et comme t'as jamais assez de place pour en fourguer du keyword, le mieux c'est quand même d'en mettre un quintal en bas de la page, en tout petit. Comme ça, ça gêne pas la lecture de l'internaute (qui ne lit pas les bas de pages, surtout si tu fous ça après un bon scroll), mais Google lui il le lit et il apprécie de voir tous ces mots clés, si bien rangés.

3. Mettre du texte caché à l'internaute
Et comme t'en as pas encore assez, tu peux aussi écrire d'autres mots clés en blanc sur fond blanc. Comme ça, l'internaute il bite que dalle, mais le robot qui indexe ton site, il les voit lui, et ça te faire remonter grave.

4. Surcharger ses mots clés avec du gras, des liens, du souligné, des couleurs pour mieux les mettre en valeur
Ca c'est une technique de sioux. Google, il aime bien quand tu mets en relief un mot clé. Donc faut pas s'en priver et y aller avec la louche à fromage. Le plus t'as d'effets de style, de gras, etc sur un mot clé, le plus Google, il voit que t'es vraiment plus cador que la concurrence.

5. Bourrer à mort la balise Meta Keyword de mots clés stratégiques
C'est une balise dans le code html (tu la trouveras si tu la cherches bien) qui décrit les mots clés associés à ton site. Elle est de plus en plus considérée par Google, et la bonne soluce c'est d'en foutre au taquet. Plus y en a, mieux c'est. Tu commences à piger la règle là non ?

6. Créer des pages satellites sur-optimisées
Les pages satellites, c'est des pages spéciales créées pour un mot clé ou un nombre limité de mots clés. Tu les fous à tourner autour de ton site (d'où leur nom) et les internautes les voient pas trop mais Google kiffe car il voit que ton site a plein de pages sur ton sujet.

7. Mettre du flash partout, qui bouge et qui couine
Car Google trouve que les sites en Flash, ça fait moderne alors il les référence mieux. Le flash, ça fait jeune. Et Google, il adore les jeunes.

8. Avoir un nom de domaine très long pour mettre plein de mots clés dedans
Hé ouais, t'avais pas pensé à celle-là. Mais ton nom de domaine, t'as intérêt aussi à lui coller plein de mots clés dedans. Du genre si t'as un site sur la pêche au canard, ça doit être au minimum : www.peche-au-canard-peches-des-canards-canards-coin-coin-oh-la-bonne-peche- t-as-encore-un-hamecon-raoul-t-as-vu-le-gros-canard-la-faut-que-je-le-peche.com

9. Répéter partout des bouts de textes identiques
Ca va te montrer comme pas deux à Google que t'es vraiment pertinent. On appelle c'est des occurrences de paragraphe. Plus un paragraphe (ou mieux une page entière) est répété, plus Google considère qu'il a de l'importance pour toi, plus il va valoriser les mots clés que t'as foutu dedans. Pense par exemple à l'acteur de théâtre qui répète chaque jour le même baratin, ça a 'achement d'importance pour lui et il connaît bien son sujet non ?

10. Couper l'accès à son site de temps en temps pour forcer Google à revenir voir ce qui se passe
Ca va lui attiser la curiosité sérieux à ton pote Google. "Alors ce site, qu'est ce qu'il fout ?" il se demande. Et aussi sec, il en peut plus, il se repointe. Et plus il vient, plus il tombe accroc à ton site comme une vieille folle à un bellâtre et plus tu remontes dans les résultats.

11. Caser des mots clés fortement tapés dans ses textes
Des mots clés comme sexe, poil ou Laure Manaudou, sont très recherchés par les internautes. Si tu en mets dans ton site, ça va te booster ton trafic garanti. Y compris sur les autres mots clés, car Google considérera que tu t'intéresses aux préoccupations essentielles des gens.

12. Faire des pages très lourdes
Avec plein plein de code dedans, notamment du javascript. Comme ça Google sera plus long à charger la page et pourra mieux mater tes mots clés.

13. Se référencer automatiquement dans plein d'annuaires
Après, il te faut des liens qui pointent vers ton site. Pour ça, le mieux c'est de le soumettre direk à plein d'annuaires à la fois (y a des outils qui font ça de façon automatique, c'est peinard). Google, il voit ça, et il se dit "Waow, mais c'est qui ce nouveau dont tout le monde parle ?" et hop tu remontes à bloc.

14. S'inscrire dans des fermes de liens
C'est en gros des sites qui se pointent les uns vers les autres afin d'augmenter leur notoriété pour les moteurs. Tu fous un lien dedans qui balance vers toi, et t'es tranquille pour 6 mois.

15. Changer de nom de domaine régulièrement
Ca permet de faire varier les mots clés dans l'url.

16. Utiliser la magie
La magie, ça marche chanmé pour le référencement naturel. On peut aussi sacrifier un poulet à un marabout.

Avec ces trucs de pro, vous allez tous être premiers sur Google.

Bon, et vous c'est quoi vos techniques secrètes ?

dimanche 8 juin 2008

Comment prendre la place de son manager

Ton manager par définition a le cul vissé sur un siège éjectable. Alors pourquoi ne pas appuyer sur le bouton et prendre sa place ?

Après tout, les 80 K €uroboules de salaire annuel, le bureau privé et l'Amex Platine de fonction, pour passer son temps à engueuler les autres ou à mouler des powerpoints, ça te plairait bien hein ?

Mais qu'est ce qui te retient de le dégager et de lui barboter son poste ? Rien ? Alors voilà 10 stratégies payantes pour devenir calife à la place du calife :

1. Fais-le muter à Bamako

Le Mega-boss cherche un gugus pour aller pécho du contrat dans un bled pourri ? Vends-lui ton manager comme le candidat idéal : il a de la poigne, un talent incroyable se tirer des embrouilles, un bas-goût digne d'un marchand du Caire et surtout un sens inégalé du levage de clients en milieu hostile.

Pour te remercier, le Mega Boss te filera sa place. Sinon fais le muter aussi.

2. Le harcèlement sexuel ça marche

Classique mais efficace : ressors de son bural après ton entretien d'évaluation avec le fut sur les genoux, la cravate enfournée dans la bouche et du sang à l'arrière du slip. Puis, va pleurer un coup dans ton bureau. Tes collègues compatissants et l'inspection du travail feront le reste.

15 jours d'arrêt te permettront de revenir requinqué pour assumer ses fonctions.

3. Fais-lui signer sa propre démission

Un soir où il a bien turné, et où il a plus forcément les billes en face des trous, colle lui une lettre de démission dans un tas de papiers urgents à signer. Attends qu'il soit sur le départ, débarque et mitonne-lui qu'il faut qu'il foute son autographe sur tout ce bordel. Ca doit partir ce soir, question de vie ou de mort pour la boîte. Fous-lui un peu la pression. Il va tout te signer d'un bloc. Sa propre dem' et sa reco pour que tu choppes son poste. Dépose ça tranquille aux RH le lendemain sans que personne te voit.

Il aura bien du mal à récupérer le bazar sans passer pour un schizo complet.

4. Le mail qui tue une carrière

Tu connais bien sûr tous les petits softs discrets qui permettent de chouraver un mot de passe..

Donc une fois muni d'un accès à sa messagerie, il ne te reste plus qu'à faire un petit reply all sympatoche au dernier mail du PDG adressé aux boss des départements. Un truc à faire tomber les ratiches à tout le comité de Direction. Qu'il dénonce un peu l'idiotie crasse de la stratégie de développement du groupe, qu'il chambre les investissements étrangers, qu'il fustige la politique suicidaire en termes de RH, qu'il avoine bien sec la nouvelle campagne de com (qu'on dirait torchée par un créatif sous excta entre nous).. bref qu'il se lâche un peu du verbe, le gaillard.

De toute façon, tu lui rends service en exprimant tout haut ce qu'il pense déjà dans son coin.

5. Opération sabotage

Dès qu'il sort pisser, tu en profites pour aller foutre le dawa dans son burlingue. Tu lui planques un dossier, tu lui scie un pied de chaise, tu lui déconnectes sa souris, tu lui échanges deux touches de clavier, tu lui satures le couleur de son écran d'ordi, tu lui changes les numéros enregistrés de son tel portable, tu lui déplaces des éléments de mobilier, tu lui fourgues une vieux calendos dans un tiroir ou une boîte de cafards sous le cuir de son fauteuil.. les trucs à faire pour le rendre maboul ne manquent pas.

Un mois ou deux de ce travail minutieux de sape psychologique vont le mettre sur les nerfs. Il va commencer à accumuler les boulettes. Tu accélères le rythme.. jusqu'à la salvatrice dépression nerveuse.

6. Le coup de la stagiaire nympho

Ce plan là va te faire cracher un peu au portif, mais il vaut son pesant de poils.

L'idée c'est de t'associer à une tepu de luxe qui va jouer la stagiaire nunuche et nympho pendant 3 mois. Evidemment, elle lui tombe sur le pélo dès que l'occasion s'en présente. Ensuite, elle l'accroche aux wagons du sexe à tout va et lui ravage le paquet chaque fois que possible. Il va en devenir complètement guedin, jusqu'à en oublier son taff. Tout son bin's va vite partir en sucette (c'est le cas de le dire pour une fois).

Pendant ce temps, tu récupères les pots cassés en montant au créneau sur ses dossiers (et en le faisant bien savoir). Jusqu'au moment où il se fait surprendre par le DG en train de se faire ramoner le fion par la radasse équipée d'un gode-ceinture et d'une muselière cloutée.

Un deal avec les keums de la sécu qui gèrent la surveillance vidéo de la boutique, peut te permettre de retrouver ta mise. En attendant que le salaire de ton ex-boss tombe bien entendu.

7. Police, menottes, prison

Maquiller les comptes de son service pour son profit personnel, c'est mal. Mais tellement facile à faire.

Un petit chèque par ci pour se payer les traites d'une merco à son nom, un petit chèque par là pour une virée à Kuala Lumpur. Un petit coup de CB pour une boîte de cigares cubains, un petit coup de CB pour un abonnement à un site de boules. Un petit virement pour payer le loft de sa maîtresse, un petit virement pour la pension alimentaire de sa première bourgeoise.

Ah les joies de l'abus de biens sociaux..

Heureusement qu'un de ses subordonnés avait repéré les fuites, ça aurait pu prendre une sale tournure pour la boîte.

8. Pré-retraite

Ton entreprise a mis en place un plan de préretraite pour éjecter fissa tous les seniors ?

Tu sais imiter la signature de ton boss ?

Pas besoin de te faire un dessin alors.

9. Aveu d'incompétence

Utilise à bon escient l'archiconnu principe de Peter pour lui miner sa légitimité de manager à ses propres yeux.

Lors d'un discussion à la machine à kawa, évoque le truc pour bien lui refoutre en tête au cas où il est oublié ses classiques. Puis chaque jour, tu lui glisses subrepticement sous forme de boutade, une petite couille qu'il a laissé passer, un ordre bizarroïde qu'il aurait donné, un rapport qu'il a oublié de lire, une réunion qu'il a foirée .. etc .. etc..

Faut que ça a l'air de rien, que ça soit de petites touches, que ça a l'air de vannes plus que d'attaques réfléchies.. mais ça va lui pourrir petit à petit son ego et l'image de superboss qu'il se faisait de lui-même.

En même temps, tu organises tout en parallèle pour que le management de son équipe devienne l'enfer de Dante : personnel absent pour cause d'infection alimentaire, récriminations aussi diverses que stupides, demandes d'augment' en masse, pénurie d'agrafes la veille du rendu d'un rapport, collaborateurs qui disjonctent suite à l'usage d'opiacés, bastons d'étages... normalement tu sais gérer tout ça (sinon relis ce blog depuis le début)

Comme il est bon bougre, il finira par reconnaître que tu serais meilleur à son poste que lui, et surtout qu'il se faisait moins chier quand il n'était qu'un salarié lambda. Il ne reste plus qu'à officialiser et voilà, l'affaire est dans le sac.

10. Désinformation et court-circuitage

Le principe de cette stratégie est de remplacer petit à petit son boss dans l'esprit des gens et dans l'organisation de l'entreprise. Il s'agit de le griller comme responsable en faisant son taff à sa place.

Commence par ne plus lui envoyer tous les mémos et ne pas le mettre en copie de tous les mails. Ne l'invite plus aux réunions et prends les décisions à sa place, en baratinant qu'il t'a mandaté pour cela. Puis ancre ça dans la tronche des gens : il t'a filé carte blanche.

Puis, monte en puissance, organise le service, dispatche le boulot, congratule tes gars pour le bon job et engueule ceux qui merdent. Tout ça en lui balançant plein d'infos (bidons) sur la marche de son service. Il sera bientôt en décalage complet avec la réalité de son département, tout en étant persuadé d'en garder la totale maîtrise.

Peu à peu, les gens vont se tourner vers toi pour régler les chienlits. Prends ça en charge comme si c'était pour toi aussi naturel que de pisser sur les pneus du Pédégé. Au début, ton boss sera soulagé d'être moins débordé de turbin (vu que tu fais tout pour lui), mais très vite, avant qu'il ne s'en rende vraiment compte, il sera relégué dans son bureau à regarder par la fenêtre les bagnoles cramer le bitume sur le periph'.

Quand il voudra réagir, il sera trop tard. Car la Direction, bien informée, aura pigé qu'elle peut tant qu'à faire se passer de lui puisqu'un lascar moins cher peut faire le job à sa place.



Allez, à toi de ouej'. Et magne-toi le derche car y a le stagiaire qu'est en train de reluquer ton CDI.



Photo par Ramenlover sous licence Creative Trucmuche.

jeudi 3 janvier 2008

Comment profiter de la Bulle 2.0 ?

Ce qui est classe avec une bulle, c'est qu'elle revient toujours sur les lieux du crime. C'est pas mes teupos, Kondratouf ou Schoumpi qui vous diront le contraire. Et en général, elle revient méchament chargée, trop joice de s'être bien éclaté la première fois.

Voici donc venir le grand retour de la nouvelle économie, des startoups et de la grande braderie de l'internet bizness à la portenawak. Sauf que cette fois, on appellera ça le oueb 2.0. C'est encore plus funk.

J'ai trouvé cette vid' bien torchée qui illustre bien ce qui est en train de se passer en ce moment sur le oueb.

C'est vrai, ça fait un moment qu'on parle de 2.0 et blablabla, et qu'on crie de part et d'autre à la bulle ou à la non-bulle selon sa conviction profonde d'expert international. Mais faut pas se leurrer mes amis. Une bulle ne se forme pas en un jour. Il faut des années et on est juste en phase ascendante du cycle. On entre juste dans ce que j'appelle la "phase rigolote", celle où le grand public commence à s'intéresser à la chose.

C'est vrai aussi qu'il y a plein de différences par rapport au bordel des années 2000. Mais on s'en cogne. Des valos débiles, c'est des valos débiles et une bulle c'est pas un prout de hamster qu'aurait bouffé du savon. Hein.

Donc maintenant que vous savez ça, vous les gros initiés du econsultantpointcom, voici quelques conseils de bonnes augures pour profitez un max du phénomène moutonnier.

1. Montez votre start-up

Trouver un nom funky, faites péter le business plan, déchirez-vous pour trouver quelques investisseurs, faites monter la sauce sur une valo d'enfer et éventuellement proposer un service 2.0 capable d'intéresser au moins 10 gugusses. Faites turner des développeurs et refourguez vite le bouzigue à un gros acteur déjà en place. Ca vous coûtera quelques nuits blanches mais si vous n'avez plus à bosser de votre vie, ça en vaut la peine.

Et magnez-vous le fion, il est peut-être déjà trop tard pour ce plan.

2. Achetez des actions 2.0

Plus simple, et peut-être tout aussi rentable. Dès les entrées en bourse de tous les killers apps du 2.0, grapillez le max d'actions et attendez peinard que ça explose.

Au pire, pour les plus feignants, choppez vous un bon vieux tracker Nasdaq et on en parle plus.

3. Acharnez vous à convaincre tout le monde de faire pareil

C'est en entraînant le plus de monde possible à rentrer dans le jeu que vos parts de boîte ou vos actions font aller chanter aux alouettes. C'est un phénomène inflationniste d'auto-stimulation.

Par contre, quand ça claquera comme un vieux malabar trop mâché, ne comptez pas trop garder ces "amis" que vous avez gentillement conseillé.

4. Vendez tout au bon moment

Le souci avec toute bulle, c'est pas la bulle en elle-même, c'est le timing. La plupart des gens attendent trop longtemps tellement ils sont trop happy de se pisser dessus à mater leurs actions monter en flèche. Ils poirautent, poirautent et repoirautent jusqu'au moment où ça crève et là ils ont juste le temps de se faire ken. En stressant au passage leur banquier ou leur opérateur de bourse au passage qui lui profite de ses vacances car il a soldé à temps.

Il ne faut pas donc hésiter à vendre dès le moindre doute. Tant pis, vous n'en profiterez pas de la hausse jusqu'au bout, mais au moins vous vous ferez des ronds au lieu d'y laisser votre slibard.

Si votre cousin qui n'y bite rien au web, ou votre femme de ménage, vous lâche sous le coup du secret qu'il vient d'acheter des actions 2.0, c'est le moment de tout fourguer en vitesse. Autre signe révélateur : quand votre conseiller financier Laposte veut vous refiler des Sicavs High-tech, c'est ce que c'est bientôt la berezina. En général, le lendemain.

Allez, à vous de ouej' maintenant, il est temps de buller un peu les amiches.

jeudi 9 août 2007

Comment claquer son budget en 3 coups de cuiller à nut'

Maintenant que vous avez un peu réussi dans votre branche, que vous avez managé votre carrière comme un killer, et que vous êtes dirlo d'un truc ou responsable d'un machin, votre boîte vous a refilé un "budget". Un budget, en clair, ça veut dire de la caillaisse à claquer.

C'est plutôt un bon plan. Mais il y a deux inconvénients majeurs :

1. Il faut que ça produise des résultats. Quels résultats ? Ca personne n'en a aucune idée. Mais il faut du résultat point barre. C'est d'ailleurs souvent à vous de définir à quoi ce fric peut bien servir (on appelle ça des objectifs annuels) et s'il a été efficace ou non. En général non. Mais comme personne à part vous ne peut le prouver, tout baigne.

2. Le deuxième problème c'est qu'un budget ça dure de Septembre à Septembre ou de Janvier à Janvier selon que votre boss croit au père noël ou pas. Bon, ça dure un an quoi. Et chaque année, ça se renégocie. Et c'est là, qu'est le vrai loup. Pour récupérer un nouveau budg' au moins aussi big que celui de l'année passée, il vous faut prouver que vous avez des résultats (cf point 1) mais surtout que vous avez bien tout cramé. Parce que sinon, ça prouve que vous vous êtes demerdé avec moins de pognon que prévu. Donc cette année qui débarque, on va vous vous raboter le budget. Hé ouais. Pas cons, les managers non plus.

C'est un problème bien connu de la vie de bural. D'habitude, les gens bricolent des solutions à l'emporte-zguègue pour alourdir un peu leurs dépenses et font les gagne-petits en fauchant des timbres.

Heureusement, j'ai une solution radicale pour tout claquer sans coup férir et vous garantir avec sérénité que vous chopperez bien un bon gros budg' pour l'année qui se raboule.

Il faut appliquer la règle des 5 P.

(Normalement en bon consultant, là je devrais sortir un schéma de la mort qui fouette, qui explique de façon figurative la règle des 5 P et grâce auquel même un ours pourrait comprendre.. mais là, ça me gave.)

Donc voilà, la règle des 5 P :

Premier P : Soyez Prodigue avec vos fournisseurs
Ne négociez jamais un devis, ne mégottez jamais, laissez ces fumiers vous empapaouter. Vous n'aurez pas trop d'efforts à faire, ils sont très forts à ce petit jeu. Rajouter des lignes dans la facture, vous balourder un service en plus à la dernière minute, ou faire une sale erreur de TVA, ils en raffolent. Alors pourquoi les frustrer ?

Il faut bien que ces gens vivent et s'épanouissent un peu. C'est pas tous les jours easy d'être fournisseur, vous savez.

Deuxième P : Faites Péter la CB de la boîte
Dès que c'est possible, invitez votre équipe au resto pour petit dîner fédérateur. Organisez des pots pour les départs, les arrivées, les promotions, les licenciements et même les dépressions nerveuses.

Lâchez de la caillasse en frais de représentation. Personne ne pourra vous reprocher d'acheter ce superbe costard Armand Thierry que vous kiffez depuis une semaine avec l'Amex de l'entreprise. Tout le monde a le même. Et tout le monde l'a financé de la même façon. Sauf le megaboss, qui lui connait Armand Thierry personnellement.

Ouais, la CB ça laisse plein de traces. Mais personne ne checke. Je vous jure à la compta, ils sont bien trop occupés à jouer à Boulder Dash qu'ils viennent juste de découvrir.

Troisième P : Lancez des Projets

Les projets ça consomme grave. Imaginez de bons gros projets aussi idiots qu'une truite au beurre blanc (comme refaire la charte graphique ou améliorer le service client par exemple) et déléguez tout ça à vos collaborateurs. Ils claqueront la tune pour vous.

Que croyiez vous que vos boss font avec vous ?

Quatrième P : Paniquez !

A un moment de l'année, piquez-vous une sueur froide et déclarez que ça chie dans la colle, que vous n'allez pas faire les objectifs, qu'une merdasse gluante est venue empêtrer votre planning si bien huilé et que tout va partir en vrille si vous ne réagissez pas illico.

Demandez une rallonge et engagez direk un consultant. Il constatera les dégats, vous pondera une soluce d'enfer sur powerpoint (avec des vrais schémas lui) et vous plombera la gueule d'une bonne grosse facture aussi improbable que votre crise de panique. Bingo.

Cinquième P : Payer vous des Putes
Non c'est vrai, si tout ça ne marche pas. Le mieux c'est encore de bazarder ce flouze intelligement. En plus, si vous en faites profiter vos clients, ça dopera vos ventes.

vendredi 1 juin 2007

Comment bien gérer ses mails

N'importe quel goinfré du taf' (comme toi ou comme l'autre là derrière qui se planque pour lire en loucedé le econsultantpointcom pendant ses heures de taf') reçoit normalement un gros gros paquet d'emails tous les jours.

Depuis que cette chierie d'email a été inventé, on se fade selon son statut hiérarchique et sa capacité à faire gébou son network, entre 50 et 500 mails par jour. En dessous de 50, soit t'es stagiaire (et encore pistonné), soit t'es cost-killer et t'as pas d'amis. Si t'es dans ce cas là, tu ferais bien de reviser viteuf ton plan de carrière, c'est mal barré pour toi pour des fonctions de dirlo de quelque chose, et les grosses tunasses qui vont avec.

Au dessus de 500, faut te ranger dans la catégorie des psychopathes de l'email et normalement y a un type avec des lunettes qui étudie ton comportement derrière une vitre sans tain.

Si dans la moyenne, la question que tu te poses - après quelques années à t'être excité tout seul sur la quantité de mails que tu te choppais et sur l'importance que ça pouvait te donner (dans ta tête) - c'est : comment se débarasser de toute cette merde ?

Certains ont des méthodes pas trop débiles.

Mais ce que tu veux, là tout de suite, parce que tu viens encore d'en chopper 30 en une heure, c'est LA méthode du e-consultant. Le truc imparable qui va te permettre de gérer tout ça comme un putain de wouiner du bural que t'es.

Ok. C'est ultra simple. Il y a juste 5 règles de base à connaître (et à appliquer, je suis pas là pour les mickeys qui intellectualisent et compulsent des théories hein, je forme du manager de compet' wam.. non mais zarma).

1. N'ouvre tes mails que deux fois par jour

Une fois le matin, pour traiter les mails qui sont arrivés pendant la nuit. Une fois le soir, pour bazarder direk à la belpou tout ce qu'on t'a envoyé pendant la journée.

Il est bien connu que dans le monde sacré du Grand Bizness, seuls les trucs faits après une heure du mat' sont efficaces. Ce qui est torché pendant la journée ne vaut pas la peine d'être lu. C'est de la daube en barre. Aux heures officielles de bureau, les gens glandent comme c'est pas permis. Ils ne se réveillent (pour ceux qui turnent vraiment) que quand faudrait vraiment penser à s'arracher rejoindre Bobonne et les marmots.

2. Forwarde tous tes spams à ton assistante

En lui demandant de te désabonnave de toute cette diarée électronique. Il faut bien l'occuper cette pouffe entre deux pipes. Sinon elle se fout à déprimer et t'es marron pour les prud'hommes.

Eventuellement, tu peux aussi les forwarder à tes clients (en t'excusant ensuite régulièrement et prétextant un virus). Avec ce qu'ils te font chier quotidiennement, tu t'as bien le droit de te venger de temps à autre.

3. Ne lis pas les mails de tes subordonnés

S'ils veulent vraiment quelque chose, ils se sortiront les doigts du cul et le feront eux-mêmes.

Si t'as un gus est en plein foirage et qu'il a vraiment besoin de toi, il finira bien par se pointer à ton bural pour que tu gères le merdier en live. Il sera alors toujours temps de lui dire qu'il aurait dû t'avertir plus tôt.

4. Dispatche les mails de tes clients directos à ton équipe

Il faut que t'apprennes à capter de quoi cause un mail en 10 secondes (le mieux étant de piger juste en lisant le nom du clibard et l'objet, donc sans l'ouvrir). Et de là, à décider illico à qui tu le forwardes.

Eventuellement, si tu veux pas trop passer pour un enfoiros, copie-colle un message type de délégation sympa. Ex : "C'est tout pour toi ça Rémi" ou "Ah voilà un vrai défi pour Super Pauline" ou encore "Je te fais confiance à 100% là-dessus"

En général ça passe comme un suppo dans le cul d'un éléphant.

5. Réponds rapido et en masse à tes boss

Tout ce temps gagné avec les autres mails, te permet de te consacrer à ce qui est vraiment important : les mails venant des échelons supérieurs de la hiérarchie.

Comme ils appliquent la même technique que toi (ne pas lire les mails de ses subordonnés), tu peux leur baratiner n'importenawak tant que ça ressemble de près ou de loin à du bullshit professionnel. Ce qu'il est par contre important de faire, c'est de répondre vite (réactivité) et beaucoup (capacité d'analyse, productivité etc..). Le "beaucoup" les décourage également de lire (et de comprendre), ce qui peut t'éviter pas mal de problèmes.

N'hésite pas à les mettre tous en copie les uns des autres, ça paralysera le projet pour un moment et te permettra de souffler un brin.

Voilà. Avec ces 5 règles, tu gères le principal et t'es blindé pour plus te prendre la tête avec l'encombrement de ta messagerie. Ca se fera comme de pisser.

Tout le reste = poubelle. Zou.

lundi 27 novembre 2006

Comment trouver un contact insider dans une boîte

T'as bien pigé que pour te trouver un job dans la meilleure boîte de ton bled, t'avais besoin d'info fraîches et sûres sur pas mal de points. La boîte rentre t-elle de la tune au taquet ou pisse t-elle par tous les trous ? Qui sont les pontes et les wouiners locaux susceptibles de te faire une propal d'embauche ? Quels sont les niveaux de caillasse que tu peux espérer toucher pour te gratter la nouille en réunion avec tes collègues ? Etc. etc.

Dans un précédent post, je vous expliquais que le meilleur moyen pour pécho ce type de renseignements, c'est encore de se faire un pote direct dans la case. Un insider quoi. Un type de l'intérieur. Une sorte de 6eme colonne à lui tout seul, bien dressé par ta pomme à te cracher tout ce qu'il y a cracher. Et même que je vous avais refilé quelques stratégies chanmés pour y arriver.

Hé bien, mon coco, sache qu'il y a maintenant un outil top killerap qui te permet de trouver directos le gus en question sans te casser le cul. Ce truc ça s'appelle Whototalkto.com et moi je l'ai découvert chez Business Garden

En gros, tu t'inscris et ça te refile le nom de gars ou de la pouf' que tu peux aller sucer pour qu'il ou elle te refourgue toute l'info dont t'as besoin pour manager une entrée à la captain' Fracasse dans la société cible. Trop easy non ?

Putain, comment je te simplifie la vie, j'en reviens pas. C'est inbeulibébeule.

Ok, ca existe pas en Français et y a pas grand chose dans la base question FrankreichLand mais qu'est ce qui vous empêche de monter le même bin's ? Hein les gougnaffiers du Web 2.0, ils sont où là maintenant ?

lundi 13 novembre 2006

Comment être sûr de décrocher un entretien d’embauche sans se péter le cul

Grâce à mon billet précédent, tu as ciblé au moins 3 boites, où tu voudrais bosser. Des boites cools, qui paient, avec plein d’avantages chanmés, et où tu vas pouvoir faire exploser ta carrière de wouiner en moins de temps qu’il te faut pour éjaculer dans la bouche de ta prof de tennis.

L’étape suivante dans la recherche d’un job que même le roi du Maroc il échangerait sa place avec toi, c’est de pécho un putain d’entretien d’embauche dans chacune de ces boites. Ouais, taux de réussite = 100%. Le plus auch’ est à venir, donc tu peux pas te planter maintenant.

Happy face, le e-consultant te livre une stratégie imparable pour être sûr de décrocher un entretien direct et sans te prendre le chou-fleur en béchamel.

Oublie tout de suite, l’idée de balourder un cv et/ou une lettre de motivation. C’est une perte de temps pure et simple. Que la boîte recrute des grouillots, des killers ou des pingouins, il est bien connu que personne ne lit les CV (enfin presque, nous verrons qui après) et que s’il y a des offres visibles pour des emplois dispos, tu seras noyé dans la masse de toute façon.

Oublie aussi le service RH, et leurs processus de recrutement à rallonge avec des tests psychomoteurs pour mongoliens et des interviews sur la vie sexuelle des hannetons que t’avais quand t’étais un chiard. A part si l’entreprise recrute exclusivement des psychopathes, il est bien connu que personne ne les écoute. Les gens qui décident vraiment qui va à quel poste, ce sont les managers. Les keums de RH, ce sont les gens qui lisent les CV. Tu captes donc leur pertinence.

Ceci étant dit, tu comprends bien qu’il te faut maintenant toper un entretien avec un manager. Celui qui voudra de toi dans son service. C’est là que tu as besoin de l’organigramme que tu as récup’ à l’étape précédente pour savoir qui tu dois appeler pour quel poste.

Comme a priori tu as 3 boîtes, je vais te livrer 3 approches différentes, comme ça tu pourras en essayer une sur chaque et me dire celle que tu préfères.

1. L’incruste

La meilleure technique pour décrocher un entretien est de se convoquer soi-même.

Plusieurs options sont possibles :

  • Tu te pointes tranquille chez ton pigeon en disant que vous avez rencard. Evidemment, il ne te retrouvera pas dans son agenda, et son assistante, cette pouf, est en RTT comme par hasard. Mais tu as tout les docs faisant foi : ton agenda avec la date, son nom et l’heure soulignée en rouge. Mais aussi une fausse lettre de convocation avec le logo de l’entreprise et tout le toutim. S’il rechigne, tu peux lui suggérer que puisque t’es là, ça serait con de pas en profiter pour taper le bout de gras au moins 10 min (qui en deviendront 30, puis une heure et demie tellement tu as une personnalité de ouf avec un charisme à faire passer Gandhi pour un lépreux en slip kangourou).
  • Plus sioux, tu viens inscrire le rendez-vous toi-même une nuit, ou bien tu t’enfiles sa secrétaire, cette pouf, avec gavé de vaseline pour qu’elle le fasse pour toi.
  • Tu peux aussi lui balancer un faux mail de reply où tu confirmes un RDV bidon qu’il t’aurais fixé (le texte du mail originel étant un pur produit de ta composition). Confus, il osera pas avouer qu’il t’a pas envoyé de mail, ça fait boîte mal gérée, mauvais manager et surtout il voudrait pas que tu tapes ton scandale en rebalançant ça sur tout l’interwoueb.

2. Le messie

Là, l’idée c’est que l’entretien vienne à toi tout seul, sans te biler, juste parce que t’es attendu comme le messie. Tout doit travailler à ce qu’une mega rumeur dans la boîte dise que t’es le type (ou la meuf) du moment à recruter. Le collaborateur parfait, le wouiner à la mode, le chevalier blanc du bizness, bref le vrai suceur de boules intégral.

Pour faire monter la sauce, utilise tous les artifices que tu peux imaginer :

  • Si t’as des connaissances dans la boîte, qu’ils propagent ton nom à la kafet’
  • Fais toi passer une personne du cabinet conseil en recrutement officiel de l’entreprise et envoie la tchatche sur un type génial avec un CV balèze comme un dinosaure, qui est en recherche actuellement et qu’il ne faut absolument pas laisser passer ou sinon vaudrait mieux se couper direct le pied.
  • Comme tu as tout l’organigramme, il faut servir ton baratin à tous les niveaux. Donc envoie des faux mails et passe de faux coup de fils (en changeant ta voix) pour que ton nom soit le premier truc auquel les gens pensent en arrivant au bural.
  • Va coincer une coupure d’article des Echos où ils parlent de toi (me dis pas que t’as pas Photoshop chez toi) dans les papelards qui traînent aux chiottes ou sur le tableau d’affichage général.

Quand la mayonnaise a bien pris, il te reste plus qu’à lancer une autre rumeur qui dit que le concurrent principal est sur le point de te recruter. Après, t’as plus qu’à te brancher le répondeur de ton téléphone, et aller te faire un tennis pendant qu’ils te le bourrent jusqu’à la gueule.

3. le hasard

Cogne ta cible, le manager qui doit te recruter, à la sortie d’un bar à putes ou d’un ciné porno et arrête-toi pour t’excuser. Dévisage-le 10 secondes comme s’il était un Klingon infiltré et demande lui cash s’il serait pas Monsieur Machin, le responsable du service Bidule. Là, avant qu’il confirme, tu enquilles sur tout le bien que t’as entendu sur sa pomme, comme quoi on arrête pas de te bassiner avec ses talents de leader, ses compétences en bizness qui crache du pognon au karcher, et comme quoi vraiment il est un super mini-boss (ou mega-boss selon son niveau hiérarchique) et surtout le chef idéal. Avant qu’il ait pu débander, tu lui assènes le coup de grâce, t’as déjà rencontré Bernard et Jean-Couille sur des salons (deux top managers super plus haut que lui et que t’appelles tranquille par leur prénom) et ils t’ont soulé avec tout le cirage qui lui ont passé et que vraiment vu le potentiel qu’ils ont repéré chez wat, et vu son talent de manager de people, il serait le keum idéal pour te faire entrer et progresser dans la turne. Bref, ça le ferait que vous vous rencontriez non ?

Tu peux aussi l’attaquer directement au bigo avec un pipeau du même style, mais c’est plus acrobatique.

Voilà, avec ça t’es blindé pour pécho un entretien d’embauche où tu veux quand tu veux.

Pour ceux qui préfèrent la méthode à papa, et parce que je suis vraiment trop une bonne poire, on verra bientôt comment faire un cv qui déchire et une lettre de motivation à se tanner le cul à la rape à fromage. J’en vois pas l’intérêt puisque, si vous êtes pas trop glandu, vous avez déjà un entretien mais disons que bon, si ça peut vous faire plaisir hein.

mardi 7 novembre 2006

Comment trouver un job qui pue pas du bec (2)

Allez, l’heure est venue de reprendre notre petit dossier de recherche du job parfait. Ca fait bientôt un mois que certains d’entre vous halètent comme des teckels en chaleur pour avoir la suite et j’en ras la casquette d’essuyer les traces de mouille qui trainent dans les commentaires, donc ok c’est bon, je m’y colle.

So, open your eyes boys and girls and read carreufoulie car voici le step 2 de la méthodo econsultantpointcom pour se trouver la keuplan idéale question turbin.

Vous avez tous capté dans mon précédent post sur le sujet, qu’est ce que c’était un putain de job qui pue pas du bec. Relisez-le un peu ce tas de foutaises quand même pour bien vous mettre tout ça en tête avant d’enquiller avec la suite des opérations.

Ok c’est fait ? On peut donc passer au process de ciblage. La question c’est : comment identifier les boîtes qui répondent à ces critères ? Comment dégotter les perles rares du monde corporate, les best turnes, les burals chanmés où il faut être ? Comment faire pour trouver parmi la masse de boîtes pourries jusqu’au hall d’accueil les bonnes crèches confortables où tu pourras te la couler douce en t’en fourrant plein les poches ? Je te le donne en mille : il faut agir scien-ti-fi-que-ment. Donc on part du général et on va vers le particulier comme un bon gros bourrin.

Merci donc respecter l’ordre de la démarche, y aura pas de session de rattrapage :

1. Choppe un annuaire d’entreprises ou site interweb bien gaulé qui te référence toutes les boites du monde et de l’univers. Ca se chourre easy dans une bibliothèque municipale ou dans un centre de docu d’aide à la recherche d’emplois.

2. Sélectionne les sociétés de ton bled et fais un premier tri grossier en éjectant tout ce qui ressemble de près ou de loin à une boite à deux balles pour ne garder que le gratin de la boîte qui tue et qui fait du cash à te faire se toucher les actionnaires. Si doute, n’hésites pas à aller checker les sites ou à téléphoner pour demander combien y a d’employés dans la boutique.

3. Ensuite, tu prends une carte de ta ville et alentours et tu te traces un cercle rond comme le cul de ta reum et qui correspond grosso merdo à 10 min de trajet. Intègre tous les moyens de transport dispo et toutes les combinaisons de moyens de déplacement : à yieps, en caisse, avé le bus, dans le tromé, sur tram, à la pédale, à cheval, à dos de canard, en patinette de yuppie, en roller de djeun’s, en luge à huile, en renard des sables, en loutre albinos, ou encore en rampant complètement torché au saké (parce que ce cas arrivera, fais moi confiance).

4. Localise toutes les entreprises retenues sur la carte et dégage toutes celles qui sont hors du cercle magique des 10 minutes.

5. Repère alors les quartiers sympas de ta ville, et vire toutes les boites qui ne sont pas à moins de 5 min à yiep de ces coins chébrans où tu pourras te dorer la pils l’été et aller te goinfrer de puddings au choc’ l’hiver.

6. Normalement à ce stade, il doit te rester autour une dizaine de boites. S’il y en a moins, élargis un peu ta zone, s’il y en a plus, sois plus restrictif. Ok, t’aurais pu t’en douter, mais je te le dis parce que des fois tu surfes ici en faisant autre chose, du type finir ton boulot de la matinée (ce qui est lamentable entre nous et entre parenthèses), et tu zappes des bouts importants.

7. Après, tu te dégottes les résultats financiers de chacune de tes boîtes cibles et tu passes au moins une bonne journée par turne à éplucher les comptes. Hé ouais, il vaut mieux savoir où tu fous les pieds. Ca serait con de se faire vider au bout de 3 mois parce que l’entreprise qui t’as recruté balance la caillasse par le trou des chiottes, ou encore est endettée à se couper les couilles au presse-purée auprès de la mafia mexicaine.

8. Idem, cherche toute l’info que tu peux sur la stratégie et la santé de tes différentes cibles. C’est un peu de boulot, mais bon tu veux pas aller te faire frire la cacahuète dans un truc qui prend l’eau par le calbut.

9. Ensuite, il te reste à valider 2-3 autres critères (cf post précédent) :

  • ton patron est un bon con : on verra ça a l’entretien, mais te bile pas en général c’est quand même souvent le cas (un sondage récent prouvait que 97% des managers étaient quand mêmes très cons, surtout en réunion)
  • le salaire : tu cibles que des bonnes boîtes qui tournent, ils devraient pouvoir te faire palper du flouze correctement.
  • La cantoche : l’autre midi j’ai été bouffé chez ta femme pendant que t’étais en entretien. Je peux te dire, t’as aucun risque de trouver pire question graille dégueu. Par contre, pour trouver des fellations de c'te qualité, ca va être plus chaud.
  • Le rythme de travail : ça c’est la grande inconnue. Mais bon, en général dans une boîte qui brasse, il y a toujours des planques à trouver.

Toutefois, il vaut mieux vérifier tout ça auprès d’un insider, d'un gars ou d'une belette qui travaille déjà dans la place et qui pourra te renseigner franco. C’est la phase deux du processus d’identification.

Alors comment se faire un ou deux poteaux vite fait dans la boutique pour avoir de l’info de qualité ?

Voici quelques idées à l'arrache (je fais pas tout te faire non plus, t'es vraiment un assisté !) :

  • Checker quelques noms de types dans des banques de CV, et les appeler en se la jouant style chasseur de tronches. C’est guedin ce que les gens ont envie de lâcher sur leur boîte quand ils sont convenablement chauffés par un peu de baratin et de perspectives de grosse tunasses. Noie les questions qui t’intéressent vraiment dans une masse de bullshit type entretien de recrutement et ça passera comme de la mousse de saumon sur un bon châblis.
  • Te faire passer pour une blonde à gros nibards sur un site de rencontres/ un site communauté-people/un site de social-buro-ingeniering (type viaduk ou linked'zin) et aller guédra les binoclars du service info qui passent leur temps à mater s’ils ont de nouveaux contacts dans leur liste de teupos virtuels. Contre quelques promesses bien léchées, ils te bazarderont les clés de la base de données RH.
  • Débarquer avec tes potes des 4000 et t'en kidnapper un ou deux des collaborateurs pour les faire cracher à coup de bouteilles de coke dans les nouges.
  • Carrément te pointer comme un bon glandu. Tu déboules guisdé en touriste type client de passage et tu fais comme si tu reconnaissais quelqu’un.. après tu lui paies un café et tu lui prends la grappe pendant 2 heures jusqu'à que t'aies toute l'info. Si jamais il émet le moindre doute, tu lui baratines que tu fais une enquête de sécurité sur un détournement de fonds. L'avantage de cette approche, c'est que tu peux aussi aller feub à la cantine quand t'as lessivé ton pote.

Quelle que soit ta strat', ton objectif c'est de ressortir de là avec un organigramme hiérarchique complet et les grilles de salaire par métier. Tu as aussi évidemment vérifié qu’il y a suffisament de managers cons comme la lune (et tu as leurs noms), et qu’au moins 70% des gens ne branlent rien malgré leur air agité de pantins hystériques.

Pas facile facile, on est d’accord, mais mon pote, ou tu cibles le job parfait et faut remuer un peu, ou tu retournes fissa à l’ANPE et tu vas voir ce qu’ils peuvent bien te proposer (mmmm...tu aimes ça le télémarketing hein ?)

A la fin de ce processus, il devrait idéalement te rester 3 boîtes. Si c’est plus, tant mieux : tu auras le droit de te vautrer à un entretien ou deux. Si c’est moins : va pas falloir te louper.

Next step : nous verrons comment obtenir à coup sûr un entretien dans chacune de tes boites cibles. Ouaip.

jeudi 12 octobre 2006

Comment trouver un job qui pue pas du bec

Acculé par le chômage et une grincheuse de l’ANPE qui veut violer ton CV, ou dégoupillé par la pression de ton taf actuel, un manager hystéro-psychotique et/ou un salaire à se torcher avec son t-shirt, ça fait un moment que ça te turbine à bloc dans la carte mère low cost qui te sert de cerveau : faut que tu te trouves un job qui assure ! Et fissa presto.

Ouais, t’as besoin d’un boulot méchamment cool, un emploi stable et soluble dans la glande, une bonne grosse planque à tunes, un turf à pas marner pour des cacahouètes, bref un truc qui pue pas du bec.

Ok, mais c’est quoi exactement, un job qui fouette sa race ? C’est la première question que tu dois te poser avant de te jeter la tête dans le cul de la recherche de job. Contrairement à ce que dit la méthodo classique que t’ont fourgué tout un tas de neuneus bien intentionnés, il ne faut pas chercher une turne qui veut de toi en fonction de tes compétences, tes aspirations ou ton sens de la lèche. Il faut au contraire te pécho une boîte où c’est bonnard de taffer et faire tout ce qui est possible pour y rentrer. Et s’y incruster, dans un poste au poil évidemment, comme une moule sur son rocher.

Alors comment le reconnaître ce boulot de rêve ? Voici les critères :

- Tu touches grave mais pas trop. Il ne s’agirait pas de se motiver, se sentir débiteur ou se créer une dépendance. Au boulot comme au casino, ceux qui palpent trop finissent par y laisser des poils de burnes et se faire vidanger par un vigile.

- Tu peux dégager du temps pour une glande en bonne et due forme. Donc éviter les boîtes où on rame en chantant. Quand le standard c’est de faire les 35 heures en une journée, laisse ça à ceux veulent se prouver des choses à eux-mêmes, comme le fait qu’on puisse divorcer après 6 mois de mariage, se faire zapper par tous ses potes et s’éclater le soir à torcher des rapports sous Excel.

- La boîte a les reins plus solides qu’un acteur de porno slovaque. Elle doit pouvoir raquer pour que tu fumes des malbaks à la terrasse du troquet d’en face, sans te chercher la nouille toutes les 30 secondes pour vérifier que t’es rentable à 172%.

- Ton patron est aussi con qu’un hamster trisomique. Il pige rien à que dalle, et tu vas pouvoir l’enfumer à mort.

- L’entreprise est située à moins de 10 min de chez toi (histoire que tu puisses pisser chez toi si les chiottes sont crades). Et surtout dans un coin sympa où les restaus hypes te permettent de traîner le midi, et les boutiques branchouilles te permettent de traîner l’après-midi, et les bars classy de traîner ton assistante pour un coup au chiottes vite fait.

- Certains de tes collègues sont cools mais il y a quand même beaucoup de connards. Ce qui veut dire que tu peux baver sur les connards avec les cools. Mais surtout que tu vas avoir de la ressource humaine pour enchaîner les coups de putes et les stratégies de survie à la econsultantpointcom. Hé ouais, on n'entube que les enfoirés, il faut un minimum de respect quand même. Les autres, les cools, il faut les préserver pour pouvoir leur refiler son taf de temps à autre.

- Il y a un séminaire annuel où tu peux niquer tout ce qui bouge encore après 3h du mat (et donc qui n’est pas affalé dans son vomi à régurgiter des vieilles idées issues d’une réorganisation précédente)

- La bouffe de la cantine est meilleure que chez toi (ce qui peut être hard à trouver ou pas selon avec qui tu crèches).

Vous voyiez autre chose ?

Bon, en tout cas, dans les grandes lignes, c'est ça que tu dois cibler, mon coco. Mais, évidemment les turbins comme ça ne viennent pas toquer à ta boite e-mail. Donc va falloir te bouger le fion sérieux.

La prochaine fois, nous verrons la méthodo de recherche : comment identifier une boîte qui réponde à ces critères.

jeudi 28 septembre 2006

Comment glander au bureau en 10 leçons

Ah tu vois, moi aussi je peux faire des Powerpoint guigolos sur fond noir !

Non sans déconner, pourquoi on se prend la tête à écrire de posts sur des blogs ? C'est top old school ça. L'avenir c'est le powerpoint bullshit. Plutôt que de te casser le fion à rédiger des billets bien torchés que tu passes des plombes à écrire pour construire un raisonnement et tout et tout, tu balourdes juste 2-3 idées connasses comme ta soeur sur ton pourriciel favori et tu fous en ligne. Plus besoin de se coltiner tout ce texte que personne ne lit. On va direk à l'essentiel. Comme les wouiners que nous sommes.

Le blog à la papa c'est dead. Voilà donc le blogging 2.0 : le bulletblog (ou le blogpoint ? Qu'est ce que t'en penses ?). Tu écris tout sous forme de bulletpoints, tu fous des anims entre les phrases (avec des étoiles qui bougent en flash), tu mets des zolis masques de diapo pour mettre en valeur comment tes idées elles sont powerfoules et éventuellement tu fais les commentaires en podcast. Reste plus qu'à inventer l'interface qui va avec.

A part ça, le sujet du post, c'est bien la glande au boulot et je crois que j'ai même pas à te baratiner la tête avec l'intérêt de ces conseils pour ta pomme. C'est tellement évident qu'on pourrait fonder une religion là-dessus.

Tu peux donc découvrir tous ces bons conseils pour ne pas en ramer une sans te faire pécho en cliquant et en pps je te prie.

Il te reste plus
- qu'à le forwarder par mail à mort pour me faire un max de pub, et me rameuter plein de nouveaux fans
- qu'à l'inscrire dans les rubriques humour de tous les sites qui récoltent ce genre de gadgets de potaches (comme Yahoo par exemple) pour servir le même objectif
- qu'à bien sûr appliquer tout ça pour ne plus rien branler au bural
- qu'à me trouver 3 VCs et deux techos pour monter ce bizness de fou de Bulletblog, qui va foutre Typepad à la décharge en moins de temps qu'il faut pour dire Loique Jemeur.

Allez zou. T'as intérêt de t'y coller fissa. Et me dis pas que t'as autre chose à foutre parce que je viens te donner les moyens de chier des bulles pendant des heures à ton taf.

ATTENTION SPOILER

Maintenant, comme je crois quand même pas un mot de ce que je viens te baratiner sur le bulletblog et que par contre je crois à mort au référencement naturel, je recopie tout là, et que t'aies envie de lire sur le pps ou direk ici, c'est toi qui choize. T'es chez wat, man. Mais attention spoiler.

Comment glander au bureau en dix leçons et sans que cela se voit trop

Leçon 1 : Ne reportez jamais à demain ce qu'un autre peut faire pour vous le jour même
Déléguez, déléguez et déléguez. Tout. Même le contrôle de la délégation. Et tant mieux si c’est mal fait, parce que tout le temps passé par d’autres à faire votre travail est du temps gagné pour ne rien faire.

Leçon 2 : Préférez l'eau au café
Buvez beaucoup d’eau. Vous pourrez faire toutes les “pauses café” avec ceux qui boivent du café (tout en passant pour un type sain) et vous pourrez aussi faire plein de “pauses pipi”.

Leçon 3 : Déjeunez à contre-temps
Sortez déjeuner après tout le monde. D’une, vous pourez glander tranquille pendant qu’ils sont partis se goinfrer tout en passant pour un acharné du boulot (le prétexte étant que vous avez un truc à finir). De deux, comme ils ne savent pas à quelle heure vous êtes sortis, vous rentrez quand vous voulez. Vous doublez donc votre temps de pause.

Leçon 4 : Préparez vos réunions
Les réunions ne servant à rien, les préparer consciencieusement permet d’optimiser leur effet contre-productif.

Leçon 5 :Travaillez vite mais ne le montrez pas
Et profitez du temps gagné pour glander à fond. Mais laissez toujours vos documents inachevés jusqu’à la dernière seconde de façon à pouvoir justifier qu’il vous reste du travail à fournir.

Leçon 6 : Apprenez à dormir les yeux ouverts
Vous aurez l’air de réfléchir profondément. Et de faire avancer la boîte.

Leçon 7 : Camouflez vos actions personnelles avec vos outils professionnels
Ecrivez vos mails persos dans Word, isolez-vous pour passer des coups de fils privés comme si vous parliez à un client top important, hackez la messagerie interne pour faire du MSN, faites vos comptes avec le logiciel de compta maison, donnez à votre dentiste le nom d’un client sur votre agenda… Pour glander heureux, glandez caché !

Leçon 8 : Même si vous n'avez rien à faire, dites que vous êtes surbookés
De toute façon, personne n’est capable d’estimer votre charge de travail réelle. Le jour où votre manager y arrivera, il aura fait un vrai bond en terme de compétence et il sera promu. Donc, pour glander en toute sérénité, autant ne pas avoir de travail. Du tout.

Leçon 9 : Organisez des pots !
Comme ça, vous ne glanderez plus tout seul. Quel que soit le prétexte (départ, arrivée, anniversaire, promotion, passage du Bac du fils de Bidule, accouchement de Machine, coming out de Truc…), vous pouvez vous associez dans la glande et, en plus, passer pour un mec cool.

Leçon 10 : Quand vous aurez fini de glander, rentrez chez vous
Y a Bobonne qui vous attend pour faire la vaisselle, étendre le linge, torcher les mômes ….

FIN DU SPOILER

Vous pouvez reprendre une activité de bureau normale (comprendre à 0,5 à l'heure).

Sinon dans LOST 3, il y a un TROISIEME BUNKER et Voldemort c'est LE PERE d'Harry Potter !! Ah ah, je vous ai bien ken.

mercredi 20 septembre 2006

Comment faire son p'tit leche-cul au boulot en 10 leçons

Ouais. Je vous jure c'est pas moi qui l'ai fait. Mais j'aurais bien kiffé.

Tu peux les pécho , ces conseils de guedin !

Allez pour la peine, je vous refile une
leçon numéro 11: Ne passe pas ton temps à lire des powerpoints bildés au bural, tu vas te faire chopper. Mais colle-les en économiseur d'écran à tes collègues, ça éliminera direk la concurrence en interne.

Trouvé via J*a*m, mais comment j'ai pu rater ça ?

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