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vendredi 19 mai 2006

Comment rester concentré sur ses objectifs

Juste une petite vidéo pour vous rappeler que le vrai, le pur, le dur, celui que le Comex kiffe et qu'on loue dans les ascenceurs, celui qui fait se pâmer les assistantes avec son gros salaire et sa cravate jaune canari, n'arrête jamais de penser à son taf. Ca lui est incrusté dans la tronche comme le code de l'honneur dans le cul d'un samouraï.

En permanence, prenez vous le chou sur votre bizness. Dans le tromé, à la boulangerie, en soirée avec ses potes de biture, en regardant la star ac' ou Arlette Chabot, quand vous faîtes du vélo le week end avec les gosses et même au pieu quand vous baisez comme un mou avec votre partenaire, il faut rester concentré sur ses objectifs.

Pourquoi ?

Euh..

ben sinon ça n'avance pas. Voilà.


Source : trouvé via le blog du cadre

mercredi 17 mai 2006

Comment faire une présentation - partie tou (touyoutou)

Reprenons. Donc, vous avez écopé d’une présentation à faire devant le Comité de Pilotage, le Board, ou tout autre paquet d’huiles qui décident de votre avenir, sur un sujet dont vous n’avez aucune idée. Vous avez essayé de refiler la patate chaude latéralement ou verticalement dans l’organigramme, mais sans succès. Que faire ?

Bien sûr, vous pourriez commencer à vos documenter, lire les revues spécialisées, faire des recherches sur internet, et tout un tas de choses très fatiguantes. Mais je ne vous le conseille pas. Vous n’aurez probablement pas le temps, et si par miracle vous y parvenez, ce sera pour vous présenter devant vos huiles complètement échevelé et crevé. Ce qui se passera alors, c’est que tout le monde commentera votre air echevelé, et personne n’aura remarqué que vous connaissez le sujet. Vous pouvez me croire, c’est du vécu.

Non, il vaut mieux se mettre en chasse de La Personne Qui Sait. Il y a forcément quelqu’un, quelque part, qui connaît le fameux sujet. Vous vous rendrez compte, en la cherchant, que La Personne Qui Sait est un être rare et mystérieux, un peu comme le Graal. Même quand votre boîte est censée être un repaire d’experts, les gens qui savent vraiment se comptent sur les doigts d’une main.

Comment est-ce possible ? Très simple : une entreprise est partagée entre deux sortes de personnes : celles qui savent (qui sont aussi celles qui font), et celles qui font des ronds de jambe. A mes débuts, je pensais naïvement que me placer dans la première catégorie m’assurerait un avenir doré. Erreur. Seuls ceux qui font des ronds de jambe montent dans la hiérarchie, pour deux raisons principales :

1/ il faut bien quelqu’un pour faire le boulot, et ceux qui font des ronds de jambe en sont incapables, donc c’est eux qu’on fait monter dans le management

2/ Les huiles ne voient que ceux qui passent leur temps à faire leur propre publicité, et ils ignorent même que les autres existent. Ou s’ils les voient, tout ce qu’ils en retiennent, c’est qu’ils ont l’air échevelé.

Bref. Heureusement, il y a toujours de pauvres hères qui ne comprennent pas cette vérité profonde, et qui se crèvent la paillasse pour le bien commun. Une fois que vous en avez dégotté un(e), plusieurs méthodes sont possibles pour obtenir leur aide : chantage, menace, corruption, promesses fallacieuses, ou petite gâterie sous le bureau. Voire une combinaison de tout ça. Débrouillez vous, sur ce coup là, vous êtes grands aussi.

Une fois que vous avez extirpé, par des moyens plus ou moins moraux, la substantifique moelle du cerveau de Celui qui Sait, n’oubliez pas le plus important : LA PRESENTATION. Vous remarquerez qu’il arrive qu’un consultant soit débile, mais jamais qu’il soit nul en powerpoint ou mal habillé. Je vous laisse en tirer un enseignement. Je suis moi-même quasiment capable de reproduire Finding Nemo en Powerpoint, Pixar, à côté, c’est des rigolos.

Donc, même si votre contenu ne vaut pas un balle, soignez la présentation de ce grand vide sidéral, avec plein de graphiques qui ne veulent pas dire grand-chose, de petits animations à la con, beaucoup de bullet points, et plein de mots que personne ne comprends. Mettez votre plus beau costard / tailleurs noir ou bleu marine (je vous conseille Armani, ça le fait bien). Et surtout, SURTOUT, prenez un air absolument convaincu que vous détenez la vérité. C’est difficile à croire, mais je vous assure, là encore c’est du vécu, ça marche à tous les coups. Pour vous donner du cœur à l’ouvrage, rappellez vous : vous n’y connaissez peut être pas grand-chose, mais les huiles devant vous, encore moins. Mais ils ont de très beaux costards.

lundi 15 mai 2006

Comment faire une présentation - partie one

Pour cette petite chronique hebdomadaire – qui ne sera sans doute jamais hebdomadaire, mais j’aime bien l’expression, elle en jette un max – notre vénéré e- me proposait « Petit tour du monde du consulting – l’Italie ». Or, problème : mon activité principale en Italie étant de boire des Camparis sur les terrasses en faisant de grands gestes avec les mains, je ne me voyais pas faire son papier.

Que vous raconter, alors, pour devenir votre coach au bureau préféré, et supplanter le e- avec panache dans vos cœurs et vos favoris ? Et bien à part quelques considérations sur les ratios bancaires à se taper le cul par terre d’ennui, l’enseignement principal des mes presque dix longues années chez un grand du conseil reste, j’en ai peur, Comment faire une superbe présentation - avec le numéro de claquettes qui va avec - sur un sujet que vous ne connaissez ni d’Eve ni d’Adam ?

Je sais ce que vous pensez. Si vous n’êtes pas consultant, vous trouvez que ça fait peu, comme enseignement en dix ans – et si vous êtes consultants, vous savez bien que j’ai raison. Mais ne vous méprenez pas, pipeauter avec talent est un art, qui demande une certaine prédisposition naturelle, et de looooongues années de pratique.

Donc, que faire lorsqu’un couillon enfariné vous demande, de but en blanc, de faire une petite prèze sur, au choix : le remplacement du ratio de Cooke par celui de Mc Donough, les nouvelles tendances en matière de data-mining, ou l’impact du CRM sur les ventes, et que vous ne connaissez même pas ces mots, comme la plupart des gens normaux sur cette terre ?

Avant toute chose, avant donc de vous mettre à courir comme un poulet sans tête sur votre open space, complètement paniqué(e), il convient de se demander en priorité : QUI vous pose la question ?

a/ un être hiérarchiquement égal, ou même pire, Dieu nous en garde, un être hiérarchiquement inférieur. Alors là, vous pouvez vous détendre, et même vous bidonner un bon coup. Votre rire peut être d’une intensité inversement proportionnelle à la probabilité de voir Couillon promu et devenir votre chef – ça arrive, ça, les enfants, ça arrive, et dans ces cas là vous remonte à la figure toutes les saloperies que vous avez infligé à votre collègue. Donc pensez-y.

b/ un être hiérarchiquement supérieur, mais pas votre supérieur en droite ligne. Alors là ça dépend. Chez un big 4, un associé est un associé et il convient de se prosterner quoi qu’il arrive. Dans d’autres entreprises, on ne se prive pas de dire au gêneur d’aller voir ses équipes au lieu de faire chier, voire, pour aller pleurnicher chez son n+1. Passez donc cinq minutes sur ces considérations de politique interne. Vous avez encore une chance de feinter le truc.

c/ votre supérieur hiérarchique. Je serais franche et directe, il n’y a qu’une seule bonne réponse : « mais bien sûr chef, sans problème chef, vous pouvez compter sur moi chef» et avec le sourire s’il vous plaît. Car avouer que vous ne connaissez pas le sujet serait un peu comme lui dire que vous avez une forme hyper contagieuse de lèpre : vous êtes grillés, et on vous regarde avec dégoût dans les couloirs pendant des mois. En somme, ce serait un cas sévère de CLM (Career Limiting Move), terme vedette chez mon regretté ex-employeur.

Donc vous dites oui, et vous voilà sacrément dans la merde. Mais ce n’est rien ! Je suis avec vous et vous allez négocier ce tournant délicat avec brio.

Première étape : jetez-vous sur le Dialector pour comprendre les mots cruciaux comme CRM ou data-mining.

Deuxième étape : attendez la semaine prochaine (ou quand j’aurais le temps de continuer) parce que là ça commence à faire une sacré tartine et j’ai autre chose à faire aussi.

PS 1 : tiens je vais peut être écrire un livre sur la question, finalement…

PS 2 : tiens j’y pense, étant donné le contenu de mon billet, j’aurais très bien pu vous pondre une note sur le consulting en Italie, finalement…

vendredi 12 mai 2006

Les 7 règles d'or du bon consultant - blogcrossing

Yo, je me suis fait blogcrossé la teuté chez e-manuel. Et je lui ai pondu un petit yébi sur les règles d'or du consultant.

Ca marche à fond ce truc de blog crossing, c'est classe. Moi je m'éclate avec ça. Pas vous ? Ah bon. Merci e-manuel de m'avoir ouvert les portes de sa boutique et merci à Aziz d'avoir eu cette idée.

Tiens, je vais demander à Karl Zéro s'il veut pas participer.

Bientôt, l'article de Dolce ici en blog-crossing.

C'te suspense que je te fous comme ça le vendredi aprem.

jeudi 11 mai 2006

Comment garder la former au bureau

La position assise vous tasse les hanches dans le cul, les réunion-sandwichs vous font péter le tour de taille, les barres chocolatées vous pourrissent le bide et le café sucré 5 fois par jour vous alimente le double-menton ? Et tout ça, ça vous gonfle ?

Vous en avez marre que les kilogrammes s'incrustent dans votre futal à la même vitesse que les kilos-euros sur votre fiche de paie ? Vous êtes gavés par cette vie de patochon du taf ? Vous cherchez une solution pour garder un semblant de tenue sans aller faire la pouf ou le kéké au gymnase club ?

Alors cette vidéo est faite pour vous. Je vous préviens, il va y avoir du sport.

Les gars du marketing

Allez, dans la série des trucs qui m'ont bien fait marrer dernièrement, un petit article vachement bien torché chez Mr le Chieur : les gars du marketing.

Ca commençe comme ca :

"Un métier : le marketing.

Une mission : repousser chaque jour les limites de la connerie.

Aujourd'hui, les gars du marketing vendent du saucisson."

La suite c'est  !

mercredi 10 mai 2006

Les indégivrables

On m'a forwardé quelques planches bien senties des Indégivrables, une série de comic strips assez péchue. Certaines sont plus virulentes qu'un H5N1 sur le monde du travail. Donc moi je kiffe et comme j'suis pas tarba, en gentil e-consultant qui se fait déchirer par ses lecteurs parce qu'il ne poste pas assez, je vous balance tout ça pour que vous claquiez pas idiots du culturel.

C'est imaginé par Xavier Gorce, un gus qui a de l'avenir et des idées. Il lance aussi une structure d'édition de projets à base de site web : Inzemoon. Le book sort bientôt.

C'est Dolce avec ses histoires d'otarie qui va être contente.

Moi, je vais reprendre un Kinder Pingui.









mercredi 3 mai 2006

Consulting et lobotomie

Avant de pondre ce billet, je dois d’abord vous dévoiler c’est bien normal, ma vision du consulting. Qu’est-ce qu’être consultant ?

Sur le fond, un consultant est un type, qui donne des leçons, mais qui n’est ni ta mère, ni ton prof, ni un flic, mais un peu tout ça à la fois. En gros, il te regarde bosser, et il copie – colle un rapport sur ce qu’il pense de la façon d’engueuler tes subordonnés, ou de mettre des rendez-vous dans ton agenda.

Alors pourquoi un jeune boutonneux a le droit de te dire que t’es qu’un pauvre con et qu’il faut que tu te tire les doigts du derche, toi, le vieux briscard ? Ben c’est simple, il a un diplôme de lobotomie, qu’il a choppé dans une école supérieure de cranologie (ESC). Vous ne connaissiez pas ces écoles ? Visite guidée dans le cours le plus prisé : Lobotomie Secondaire (cours de deuxième année, dans la chaire Javel La Croix).

« Alors mesdames messieurs, la première chose à savoir pour réaliser une bonne lobotomie, c’est qu’il faut d’abord ne pas avoir peur d’y aller franco. On commence d’abord par un bon coup d’autopromotion, histoire d’ouvrir bien large la boite crânienne. Après, vous avez les mains libres. N’ayez pas peur, ce n’est pas parce que le gars en face est quinze fois plus expérimenté que vous qu’il ne faut pas lui envoyer un bon coup de burin ou un pschitt d’azote liquide droit sur le lobe frontal. De toute façon, le gars, quand vous parlez c’est un légume. Si jamais il résiste, dites que sa réaction est normale et fait partie du processus d’apprentissage, et que ça ne durera pas. Enlevez un peu tout ce que vous trouvez dans son crâne : créativité, imagination, réactivité, courage, audace, et remplacez ça par un ptit cours de GRH de derrière les fagots (« du style management participatif et cercle de qualité, valorisation des individualités,…). Pour finir, n’oubliez jamais de justifier la qualité de votre intervention par une grosse facture bien salée. »

Résultat des courses, des pov’ ti gars diplômés de lobotomie viennent t’exploser le cerval et de dire que bah c’est simple, t’es un gland, et fièrement, font en sorte d’avoir raison en te lobotomisant bien comme il faut. Le pire, c’est que les apprentis consultants font parfois des expériences qui foirent. Evidemment, leurs TD ne font pas exploser une école comme si on manipulait des produits chimiques (vive le tertiaire), mais les conséquences peuvent quand même être significatives. Regardez par exemple les derniers cobayes. Il s’agissait des copains étudiants des apprentis lobotomiseurs. Résultat, tout le monde dans la rue à suivre le troupeau…

Conclusion : Payer du consulting c’est pas bien pour soi, mais si on fait comme Hegel, à considérer le point de vue général, on constate que ça embauche des p’tits gens comme nous, et que donc ça fait baisser le chômage, et que surtout il ne faut pas changer. Bref, camarade manager, t’es con. La lobotomie dans le consulting, c’est ça, c’est t’embrouiller pendant 10 minutes pour finir par te dire que t’es con, et que tu sois enchanté de te trouver d’accord avec ça.

Au passage, vu que vous adorez les extraits de cours, prochainement, vous aurez le droit au cours de vente intitulé « négociation et pratiques sexuelles », avec son fameux « si votre interlocuteur semble sceptique, sortez la vaseline de votre attaché-case ». A bientôt alors…