Une question de Dolce :

Monsieur le e-consultant,

Ma mère, avant elle ma grand mère, et ainsi pour des générations de Dolce, disaient toutes "Ah les hommes, on ne peut pas faire sans, et on ne peut pas faire avec".

Bon, je suis moyennement d'accord. Moi le mien d'homme je peux faire avec, j'ai même refais le même en plus petit. Mais je trouve que ça s'applique très bien à un boss (mâle ou femelle, soit dit en passant).

Pendant des années, j'ai bossé comme une malade et chaque matin je me levais en ayant envie d'eviscérer mon boss (ou étrangler; ou concasser; ou empaler; enfin tu vois l'esprit).

Et maintenant que j'en ai plus, de boss, puisqu'ils ne veulent pas de moi, j'en voudrais bien un. Ca me permettrait de:
1/ avoir des pépettes
2/ jouer à tes jeux du vendredi parce que là j'ai pas le coeur à ça

Comment faire ?

Quel est le nom de ton boss à toi qui te permet apparemment d'avoir à la fois des pépettes et un temps dingue pour vérifier si tu as de nouveaux commentaires? Quel est ton secret, hein, e-consultant?

La réponse du e-consultant :

Mais enfin, il n'y a pas un petit CPE ou un petit CNE des familles en Italie qui te permettrait de retrouver easy un super job ? Ca c'est vraiment le problème de l'expartriation parce que nous en France, avec les nouvelles mesures anti-chomdû on a résolu le blème et, la vérité, on est quasi en plein emploi.

En fait, Dolce, tu poses plein de questions à la fois. Et comme je suis un super consultant de ma race, je vais y répondre une par une et après je vais t'embrouiller pour te montrer que même si tes questions sont pertinentes, tu te gourres dans ta façon de poser la problématique sur le grand powerpoint du monde.

1. Comment peux-tu trouver un boss qui va te filer plein de pépettes etc ?

Euh, t'as pensé à envoyer des lettres de motivations avec des photos de toi nue dedans ? Ou te pointer à l'entretien avec un pitbull que tu promets de ne pas lâcher s'ils te filent le job de suite ? Ou pirater le service RH de l'entreprise pour faire croire que tu bosses dans la boîte depuis 3 ans ? Ou venir avec le bilan comptable de la boîte rempli de post-its gribouillés et dire que vraiment non ça va pas du tout là, tu voudrais bien les aider mais y a leur concurrent qui te fait une offre à tant et que financièrement ça va mieux pour eux quand même.. donc tu hésites etc etc..

Y a quand même plein de techniques pour trouver un job aujourd'hui. Je ferais un billet là-dessus bientôt pour ceux qui veulent du détail.

2. Quel est mon boss à moi ?

Le e-consultant est son propre boss. Hé ouais. Donc je me permets de faire ce que je veux et je me paie grassement à rien branler. Enfin, pour tout dire, je n'ai même pas à bosser car je suis tellement pété de tunes que ça serait une insulte à l'économie de chercher un taf. Dans les années de la bulle internet, j'ai truandé plein de startoups montées par des jeunes golios en mal de reconnaissance et de fun. Je leur fourgais très très cher tout un tas de conseils bidons qui les ont menés à la faillite et m'ont mené moi vers un gros tas de tunasse comme même l'oncle Picsou n'aurait jamais osé en rêver.

Aujourd'hui, je peux donc me permettre de donner des conseils gratos et de faire le kakou sur le web. Yeah. Je pourrais aussi me défonçer la gueule aux caraïbes avec des putes de luxe, mais en fait, on se fait vite chier.

3. Quel est mon secret ?

Je me lave les cheveux avec un shampoing spécial au sperme de baleine. Ca décuple mon pouvoir charismatique et mon mojo power et du coup, je peux raconter n'importe quoi à n'importe qui et les gens gobent tout comme des poissons rouges.
La composition de ce shampoing que j'ai inventé est gardée secrète, mais sache que Carlos Goshn l'utilise.

4. Alors pourquoi faut pas raisonner comme ça et c'est quoi alors la bonne façon de poser le problème ?

Les gens, qu'ils soient lecteurs de l'Express ou de Marie-Claire, pensent qu'il faut trouver l'équilibre entre vendre son fion pour pouvoir becquetter et avoir du temps pour poser ce même fion sur un canap' et téma la tévé comme un gros chamallow avec ses potes (ou d'autres activités moins intellos comme écrire un bouquin ou faire du freesbee sur playstation). Mais tout ça c'est du bullshit ! Se prendre le chou comme ça c'est pire que se friter la tronche sur le Pari de Pascal ou le paradoxe d'Achille. C'est le rocher de Sysiphe, le Wuweï, la quête éternelle de la question insoluble : 16 ou Kro ? Il n'y a pas de solution. Soit comme on dit tu perds ta vie à la gagner, soit tu es libre de ne rien faire mais tu galères à mort.

Alors ?

Alors, la vraie question, c'est comment faire pour être tellement pété de tunes que t'as plus jamais à bosser ? Et ça les cocos, j'y répondrais une autre fois... faut bien que vous continuiez un peu à me lire avant d'aller vous la péter aux bahamas avec Natacha.