Une question de Wanda :

Comment poser ses vacances sans soucy ?

La réponse du e-consultant :

Voilà qu'approchent les fêtes et tu crèves d'envie d'aller t'enterrer chez ta reum au fin fond du pays Limougeot. AAah, c'est ça qui te fais vibrer les trompes : t'empiffrer de cakes aux moules, de chappon farci au trouffion de vache, de beignets meringués à la couille de porc, tout en t'abreuvant d'un vieux Merlot ranci en cave depuis 1914 (encore un que les boches n'auront pas !). Et dormir, oui dormir, ronfler du pif comme un mammouth, pioncer jusqu'à pisser au lit.

Mais voilà, pour ça, il faut arriver à négocier sévère ces vacances avec Super Boss. Et là ça chie dans les coins. C'est toujours le même cinoche (au choix) :
- il faut laisser passer Jacqueline qui est prioritaire avec ses 5 gosses et son Raymond paraplégique
- ou alors, il faut compter avec le salon annuel du lisier où ta boîte tient un stand fluorescent et où il te faut ab-so-lu-ment faire ta potiche pour être sûre que tous les bouffons qui viendront mater tes cuisses auront la nouvelle plaquette jaune d'oeuf de la société
- ou encore, c'est pas possible parce que t'as déjà tout cramé par anticipation pour faire le joint entre ton congé mater, ton déménagement en banlieue sensible et ton infection urinaire.

Toi ce que tu voudrais, c'est pouvoir poser tes vacances sans prise de tête, quand ça te chante, et même au dernier moment si tu kiffes. Sans négo, sans te prendre le chou, sans niquer ton mascarat.

Easy ! Il suffit de faire le contraire de tous ces blaireaux qui tombent malade pendant leurs congés : prendre tes vacances quand t'es crevard. Sauf que toi c'est du bidon. Le matin où tu as envie de tracer la route, tu bigophones pour dire que t'as la méga gastro et que tu chies sur la moquette ou que t'as la rhino de la mort et que y a de la morve jusqu'au plafond. Et là t'expliques à ton boss que tu préférais utiliser tes congés pour éviter de ralentir la productivité de la boîte. Ce connard, il va gober ça tout cru, tu penses bien, il a tout à y gagner. Et comme un gros veau hypocrite, il te souhaitera un bon rétablissement et se foutra de ta gueule au bureau pendant les 3 semaines où tu seras en train de te chier dessus. Sauf que toi t'es au club "Waikiki Beach" en train de te remuer le fion sous des rythmes cubains et de te soûler la tronche comme si t'avais 15 ans.

Le plus difficile avec ce système c'est pas de toper le médécin véreux qui te gribouille les faux certifs, c'est de trouver la Rmiste qui squattera chez toi au pieu pour gerber à ta place en cas d'inspection de la Sécu.